13.09.2009
Des news au tarif de nuit
Grande période de flemme actuellement, qui se ressent sur ce blog. Ce n'est pas une raison pour ne pas donner des nouvelles d'Hubert et de ses fans, alors en voici :
Thiéfaine officier ! Et oui, dans l'ordre des arts et des lettres, depuis août dernier. Ce qui implique d'ailleurs qu'il était déja chevalier dans cet ordre... Une reconnaissance de l'oeuvre d'un grand artiste, c'est bien.
Dans un autre ordre d'idée et dans la série "visions moites et brûlantes", je vous propose une petite vidéo très sympa : Une reprise familiale (duo père/fils) d'un classique de Thiéfaine : "Animal en quarantaine". Sans prétention mais très émouvant, on y sent une vraie complicité. J'adore !
Tommie publiée !! Et oui, poèmes des sombres jours vient de paraître aux éditions Bénévent. Disponible sur commande en librairie et sur le web. Aux frontières du rock et du slam, Tommie écrit comme elle crie, sans artifices ni conventions. Allez voir son blog, il est en lien pour un moment de découverte et de partage.
Merci Tommie et à bientôt !!
14:51 Publié dans Les fils du coupeur de joint | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : blogs amis, amis d'hubert, musique, poésie
02.08.2009
Toute la musique qu'ils aiment...

Réédition d'un vieux billet, la chronique de l'album "Amicalement blues". Cela date, mais il fallait bien que je le replace. Attention : billet ancien, donc ommentaires fermés. Le billet le plus récent est celui juste en dessous !
"Il est là, il est arrivé, je l'ai acheté et écouté deux fois déjà, et plus encore pour les morceaux qui m'ont accroché. Qui, il ? Bien sûr, je parle de "amicalement blues", né de la collaboration de HF Thiéfaine et Paul Personne.
Alors ? Alors, yeah ! Très bon !!! Bien sûr, ce n'est pas comme les autres albums. La moue dubitative, on pourrait l'avoir en lisant les textes sur le livret. Comme ça, ç'a l'air un peu plat et tristoune, fade en fait malgré quelques fulgurances. Que nenni ! Ecoutez l'album et vous comprendrez que ces textes ont en fait été écrits POUR la musique. Les mots d'Hubert font corps et coeur avec la guitare de Paul, et les deux se marient comme leurs voix le font tout au long de l'album.
Musicalement ? Du blues, certes, bien roots sur certains morceaux, mais surtout du rock ! Du vrai, du dur, de l'abrasif. Des bons gros riffs, de l'harmonica discret mais efficace (ah, la rythmique sur "rendez-vous au dernier carrefour"...), de la pulsation basique tchak-poum, des petits solis dont certains pleins de feeling. Du bon quoi, tendance "bien roots qui tache" (sauf sur "distance" et "photographie d'un rêveur", plus doux). C'est bien simple, ce matin dans ma voiture, j'écoutais "ballbreaker" (d'AC/DC). Ben ce soir, à 12 heures de distance, les réminiscences rock'n'rolliennes étaient frappantes. Dans ce style "rock", le plus sympa est à mon avis "émeute émotionnelle".
Les textes maintenant : simples au premier abord, ils se transcendent lorsque la musique les porte. Thiéfaine a fait là, un vrai travail de parolier davantage que d'auteur. Il s'est mis dans les musiques de Personne (ou, ce qui revient au même, a écrit de façon "musicale", avec une petite musique en tête). Résultat : une ambiance "loose", "on the road" et "highway 61" parfaite tout au long de l'album. On se croirait en Amérique, même si la langue est le français... Que dis-je ? Textes en français certes, mais écrits "à l'anglaise". Courts, avec quelques images fortes, et surtout collés aux mélodies.
Les morceaux ? Dans l'ensemble, j'en ai pour l'instant retenu trois : "avenue de l'amour", "photographie d'un rêveur" (le meilleur texte à mes yeux) et surtout "rendez-vous au dernier carrefour" : pêchu, équilibré, rythmé, magnifiquement chanté par les deux. Un pur régal !
Au final, voila un album de vrai bon rock. Pas forcément un chef-d'oeuvre de Thiéfaine (mais était-ce le but ?), mais un disque de potes, qui respire l'amitié et la complicité. Un disque plein de feeling, de rythme et de joie de jouer. Un disque à écouter en voiture sur l'autoroute, ou dans un rocking-chair en sirotant un whisky. Ou tout seul au croisement, dans l'attente du Malin qui me donnera enfin le don de la guitare.
Sinon, il paraît que Johnny a sorti un album de blues... Ah bon..."
10:32 Publié dans Quand la musique se fait bandante | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : thiéfaine, musique, amis d'hubert
15.03.2009
Quand il est mort le poète...
Tous ses amis pleuraient, dit la chanson...
Ce soir, nous sommes nombreux à pleurer celui qui était sans conteste, la plus grande figure actuelle de la chanson française. Une oeuvre exigeante et ouverte, hermétique et populaire, pessimiste et humaniste. Un très grand musicien, un interprète hors norme. Une présence extraordinaire, toute de bienveillance et d'intensité...
Alain Bashung est mort, il était un magicien, un sorcier vaudou, un alchimiste de la musique et du verbe. Il nous quitte sur un dernier album magnifique et des concerts incandescents. Il nous laisse ses chansons à écouter...

"Un jour je parlerai moins
Jusqu'au jour ou je ne parlerai plus "
18:17 Publié dans Vive la mort | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, amis d'hubert
04.03.2009
Ils se jettent sous les projos...
On l'attendait, on l'espérait. Ne serait-ce qu'un concert, une date, une rencontre. Et bien c'est fait ! En juin prochain, les siamois du blues et du rock français seront à l'Olympia pour un concert qui promet !


Accroche toi bébé, ça va cartonner ! Les fous furieux vont s'affaler sur la sène, se jeter sous les projos pour donner le la d'un blues en mode duel. La fine fleur thiéfainesque devrait être présente : Yoann, Lilium, Katell, Besque, Klo, et tous ceux qui sont en train de réserver à l'heure qu'il est. Votre serviteur a déja sa place, ainsi qu'une pour Sea-Line.
En bref, en large et en travers, un seul commentaire : magnifique soirée à prévoir ! Au programme sans doute : les titres de l'album et quelques uns de chacun des deux artistes. Je ne connais pas suffisamment le répertoire de Paul Personne, mais pour ce qui concerne Hubert, j'ai quelques idées de ce qui pourrait bien aller avec l'âme bluesy : "Les mouches bleues" bien sûr, "Juste une valse noire", "Télégramme", "Animal en quarantaine", "Une provinciale". En fait, l'album "Fragments d'hébétude" me paraît bien indiqué pour fournir la set-list. On verra bien...
Voila. Je vous laisse à vos cogitations et à vos errances nocturnes. Je dis bien "nocturnes" car ces deux derniers mois, 15 % des visiteurs de ce blog se sont encore promenés ici entre minuit et six heures du matin !
" I am a man who walks alone
And when Im walking a dark road
At night or strolling through the park
When the light begins to change
I sometimes feel a little strange
A little anxious when its dark
Fear of the dark, fear of the dark
I have a constant fear that someones always near
Fear of the dark, fear of the dark
I have a phobia that someones allways there "
Bonne route nocturne à vous tous, et ne vous perdez pas en en route... Exit light, enter night....
22:54 Publié dans Je m'affale sur la scène | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : thiefaine, amis d'hubert, musique
Pour la beauté du blues
Paul : Paul en pleine forme, voix puissante et écorchée, guitare cool, câline ou déchirante. Paul, petit bonhomme au regard doux qui empoigne soudain la guitare pour que surgisse un riff à décorner les boeufs, un solo chargé d'électricité ou une discussion guitaristique qui nous entraîne dans des accès de mélancolie, de rêve, de douceur ou de plainte avant que ne reparte la machine électrique qui a fait maintes fois se lever les spectateurs. Paul tour à tour charmeur, drôle ou émouvant (toujours l'hommage à JL Foulquier). Paul tel un lutin électrique, un troll mystérieux détenteur d'une baguette à six cordes qui nous a enchanté durant toute une soirée magique.
Et puis, au delà de tout, le plaisir de voir ces deux revenir encore une fois, survivants de tout : du show-biz, du rock, de l'indifférence médiatique, des traversées du désert, des ricanements des intellos, des pisse-froids et des journalistes de "Libé" et des Inrocks. De voir ces deux flamboyants sexagénaires nous offrir un spectacle vivant et pêchu en diable. Le plaisir de voir ma Sea-Line, arrivée au concert avec beaucoup de prévention (c'était son premier de Thiéfaine !) repartir avec un large sourire et des paroles à l'avenant : Hubert est une "bête de scène", Paul est "génial", "trop cool", le spectacle était "magnifique", "mieux que les Stones" (bon là, c'est à voir ;))... quoique). J'annonce donc qu'une nouvelle fan est en passe de rejoindre la grande cohorte des Hubert-addicts et des Paulomaniacs !
Je terminerai cette note en évoquant l'after, que nous avons quitté un peu vite pour cause de grosse fatigue et de semaine chargée (à 2 heures du mat' quand même !). L'occasion d'évoquer quelques rencontres sympas :
22:49 Publié dans Je m'affale sur la scène | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : musique, blogs amis, concerts, thiefaine, amis d'hubert
02.03.2009
Sur le registre de mes plaies...
Pour les fanas de l'écriture... Un petit message reçu de la maison de disque du sieur Thiéfaine.
Pour fêter les 30 ans de carrière (et des poussières!) de Hubert Félix THIEFAINE, une anthologie sortira le 23 mars. Elle s'intitule «Séquelles», et paraîtra en édition limitée à la sortie (boîtier 3 cds, inclus un titre inédit, «Annihilation»).
A l'occasion de cette sortie, la maison de disque lance le sujet suivant : "Décrivez les séquelles laissées à un moment de votre vie par un album, une chanson, un concert de Hubert Félix Thiéfaine".
Les meilleurs textes seront imprimés dans le livret de l'édition collector.
Les textes sont à poster avant le 18 février sur le nouveau myspace officiel www.myspace.com/thiefaine (ouverture le 9 février). Attention, votre témoignage ne doit pas excéder 200 mots.
Pour ma part, je me contente ce soir, de remettre en ligne, mes textes "syndrôme albatros" autrefois publiés à la suite des écrits de Katell. Trop de séquelles laissées par Thiéfaine patrouillent encore dans le gel obscur de mon mental.
22:02 Publié dans L'écriture est en transe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, thiefaine, amis d'hubert, ego-trip-transit
01.03.2009
Calvin le brave
Un autre guitariste après Paul Personne. Voici Calvin Russel.
Un drôle de zig, le type ! Né en 1948 à Austin, Texas, Calvin Russell est un chanteur et guitariste de folk, rock et blues. Adolescent révolté et fugueur, fumeur et dealer de beu, il a été plusieurs fois client des geôles américaines et notamment texanes. Il aurait passé au total, une dizaine d'années derrière les barreaux !
Radicalement allergique au modèle de la réussite américaine, Calvin Russel produit du rock et du blues puissant et charnu, qui porte des paroles simples mais radicales. Des chansons comme "Big Brother" ou encore "Oval room" sont des brûlots anti-politiciens qui prônent une liberté individuelle sans concession. Ces textes sont servis par un jeu de guitare très efficace, une excellente production et surtout une voix magnifique, âpre et rauque, reconnaissable immédiatement.
Bien côté en France, ou ses disques se vendent bien, Russell est en revanche quasi-inconnu en Amérique, notamment au Texas. Ren d'étonnant quand on voit sa détestation du modèle américain !
15:25 Publié dans Quand la musique se fait bandante | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, blues, amis d'hubert
Il voyage en solitaire
Suite à un commentaire de Tommie, ce texte magnifique de Gérard Manset, extrait du non moins magnifique album "royaume de Siam" :
La neige est blanche
A force de se regarder,
Ne pas comprendre, ne pas s'aimer,
Vraiment, le temps nous est compté,
Vraiment, le temps nous est compté.
Alors, puisque le mal est fait
Que le trou grandit, le lit défait,
Chacun se regarde, chacun se tait,
Chacun se regarde, chacun se tait.
C'est un homme dont le corps se penche.
Comme un arbre mort, il tend les branches
Mais le froid est là, la neige est blanche,
Mais le froid est là, la neige est blanche,
La neige est blanche.
Il s'en va demain, continue sa route.
Tout le long de son chemin, chaque pas lui coûte
Pour se détacher de toi, coûte que coûte,
Pour se détacher de toi, coûte que coûte.
Toi qui t'en va pour ce pays là
Où tu dis que les gens sont beaux,
Que veux-tu de plus que tu n'aie pas,
Que veux-tu de plus que tu n'aie pas ?
Pas forcément besoin de commentaires... Manset est autant une légende qu'un musicien, il est autant une vie qu'une oeuvre, il est indispensable même s'il est irritant, il est une idée de la vie. Sans concession. A vrai dire, j'apprécie presque davantage l'homme, en tout cas ce qu'il représente, que l'oeuvre. Et c'est ainsi que Manset est grand...
15:23 Publié dans L'écriture est en transe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : thiéfaine, chanson française, musique, amis d'hubert
Christophe
Après Paul Personne, hommage à un autre frère de broie-du-noir : Christophe. L'ex-idole des sixties qui produisait de petites ritournelles avait déjà cette sombre mélancolie qui perçait dans ses textes (cf. "les marionettes"). Au fil du temps, il a évolué pour produire des albums fiévreux, hermétiques, bruitistes, sophistiqués, bref plus qu'intéressants.
Personnage mystérieux dont on dit qu'il vit dans un grand appartement entièrement vide, CHristophe navigue entre pop, techno et musique expérimentale. Maître ès spleen, chevauchant des néants cafardeux derrière des néons et des sunlights illusoires, il produit des oeuvres qui flaissent souvent circonspect, en lisière du sublime et du grotesque. Mais si le fil est ténu, Christophe s'y tient et sait ne jamais y tomber. Voici un extrait de l'album "comme si la terre penchait". Coïncidence : L'arrangeur en est Philippe Paradis (cf. l'album "Scandale mélancolique"). Thiéfaine rend d'ailleurs hommage à Christophe dans les remerciements de son précédent album, "Défloration 13".
Qui se ressemble...
L’ENFER COMMENCE AVEC L
Sous les arcades de ses yeux
Il y a eu tant d’amoureux
Tant de passants provisoires
Et puis soudain
De mon cœur à son cœur
Comme l’écho
D’un amour qui me laisse sans voix
Toujours dans mon ombre
La nuit soupire
Me dévisage
Sans rendez-vous
Là d’un seul coup
Elle boit le bleu de mes rêves
J’attends son heure
Quand le soir ouvre le bal
Je me pique à son étoile
L’enfer commence avec L
Sous les arcades de ses yeux
J’envisage mes nouveaux cernes
Cocktail de pâleur, bloody mortel
Mon mauvais ange
Se change pour me plaire
En belle de nuit
Et son souffle sur mes lèvres
Joue avec le feu sans éteindre
Ma vie
Sans rendez-vous
Là d’un seul coup
Elle boit le bleu de mes rêves
Puis m’abandonne
Quand le jour ferme le bal
Son éternité me tue
L’enfer commence avec L
Aucun miroir
Ne peut la voir
L’enlacer pour mieux me glacer
Je sens sa fièvre
Comment garder mon sang-froid
15:19 Publié dans L'écriture est en transe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, thiéfaine, musique, amis d'hubert
Ne ressembler à personne...

15:12 Publié dans Quand la musique se fait bandante | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : thiéfaine, paul personne, blues, musique, amis d'hubert