08.06.2008

Rock not dead

PP30833~Lou-Reed-Posters.jpgRock autopsie, titre net et définitif. Pourtant, 30 ans après, Thiéfaine joue encore et le cadavre a l'air bien vivant ! Dans cette chanson désabusée, Thiéfaine tire en fait un trait sur sa jeunesse et ses idoles. Massacre nécessaire pour mieux se construire une identité et mieux trouver sa propre voie, cette chanson se place musicalement dans le registre parodique que Thiéfaine emprunte volontiers. Rythme binaire, accords 100% rock, l'ensemble fleure bon les sixties comme plus tard le si mal nommé "rock joyeux". Bien campé sur ces bases musicales très "roots" (le solo est un modèle du genre), la chanson tourne vite eu jeu de massacre qui n'est pas sans rappeler les "chamboule-tout", ces attractions de fête foraine ou on dézingue des figurines représentant des personnalités célèbres.
chambouletout_pyramide_x400.gif
Et il y en a, du beau linge : Dylan, les stones, les beatles, les who, Lou Reed, Hendrix, Jim Morrisson, Elvis Presley ! Le gotha du rock et du folk des années 60 et 70. Chacun a droit à un petit couplet qui détourne allègrement leurs chansons les plus connues : "Mister Tambourine man", "Lady Jane", "Lucy", "Lady madonna", "My generation", "Berlin", "Voodoo child", "Love me tender". Ce registre parodique n'a de cesse de se moquer plus ou moins gentiment de ces icônes du rock : Dylan défoncé, Jagger, les beatles et Lou Reed ringardisés, les autres presque tous morts ! De fait, c'est toute la mythologie "sex, drugs & rock'n'roll" qui est ici décortiquée avec lucidité et ravalée au rang de pantomime dérisoire. On va sur la tombe de Morrisson comme en pèlerinage, on écoute "My generation" mais tout cela est déjà passé. Victimes du show-biz, de la drogue et de l'alcool, un grand nombre d'idoles ont déjà disparu et les autres s'apprêtent à jouer leur propre rôle de manière plus ou moins pathétique jusqu'à aujourd'hui encore (voir les stones). Tout fout le camp, et même la sacro-sainte revue "Melody Maker" ne sert plus que de paillasson. C'était d'ailleurs prémonitoire, puisque la revue a disparu voici une dizaine d'années...
Au final, que reste-t-il ? Jouer du "traditionnel" avec de "vieux bouseux" (le groupe Machin ? On n'ose le croire !) ? S'enfermer dans l'aigreur et ressasser ses souvenirs ? S'accrocher à ces idoles dépassées ?
bob_dylan.jpgjagger no circo de cartola.jpg
4e4e53aa080247bc31d0eb4e7aeb07a0-2.jpgpresley-elvis-loving-you-4800384.jpg2912_1-beatles.jpghendrix.jpg zap_pete.gifUne fois encore, la suite a montré que Thiéfaine a choisi d'aller de l'avant. Critiquer ses idoles de jeunesse n'est pas les renier, c'est au contraire un moyen de relativiser leur importance et l'ombre encombrante de leur présence, pour mieux avancer par soi-même et donner libre cours à sa propre créativité. Le son métallique des who, la poésie noire et incantatoire d'un Morrisson, la justesse d'écriture d'un Dylan, autant d'éléments qui sont en train de se fondre à l'époque chez Thiéfaine. Bien loin d'être un défoulement anecdotique, je vois au contraire cette chanson, comme une étape essentielle du processus de création chez Thiéfaine : Se libérer de ses maîtres pour mieux en être digne. Si cette chanson est devenue un classique du répertoire live de Thiéfaine, c'est non seulement par son côté entraînant, mais aussi par son aspect joyeusement et cyniquement destructeur. On construit toujours mieux sur les ruines de l'ancien monde. Bien plus tard, d'autres jeunes artistes s'appuieront eux aussi sur Thiéfaine. On peut juste regretter que ce soit dans un respect total et presque confit en dévotion.
 
Qui bene amat, bene castigat.
 
Plus que 20 jours d'ici le 28... Haut les coeurs ! 

05.03.2008

Rendez-vous au tas de sable

Ce soir, une petite note "copinage", pour dire du bien d'un groupe de rock : Rendez-vous. Ils sont bordelais, influencés par le rock des 60's et 70's.
C'est rythmé, très pro et bien carré.
Et puis surtout, mon beau-frère joue dans le groupe ! C'est un des gratteux et rassurez-vous, il est meilleur que moi !

Voila. Ils sont dans les liens, bonne écoute à tous. Quant à moi, je reviens bientôt pour une nouvelle analyse de la prose thiéfainesque.

13.01.2008

Le vent l'emportera...

Troisième chanson de l'album, "Je t'en remets au vent" en est devenue l'un des classiques. Thiéfaine lui-même a savamment entretenu le mystère en la présentant comme une chanson de jeunesse, écrite alors qu'il avait... quinze, seize, dix-huit ans, les âges varient en fonction des interviews ! La chanson en elle-même est assez classique, de tonalité très folk : accords de ré, la et si mineur, harmonica et doux arpèges de guitare qui contribuent à donner une tonalité très mélancolique à l'ensemble. Douceur et mélancolie nimbent ce texte déjà bien écrit et qui préfigure l'un des thèmes chers à Thiéfaine, celui de la nostalgie et des regrets. Regrets du temps qui passe, de la vie et de l'amour gâchés, sentiment du poète de son incapacité à vivre pleinement et à profiter des choses de la vie : "A mettre sa vie en musique/On en oublie parfois de vivre". Thiéfaine, de cet instant, ne cessera de s'interroger sur son droit au bonheur et la "tentation" qui l'accompagne. Voila bien une chanson qui, dans la musique comme dans le texte, aurait eu sa place dans le dyptique des "bonheurs".
Pour finir, une petite correspondance musicale et littéraire. On sait Thiéfaine, grand fan de Bob Dylan, dont il repris notamment "Mr Tambourine man". On peut relier "Je t'en remets au vent" à une autre célèbre chanson de rupture : "Don't think twice, it's all right" du même Dylan. Cette chanson a d'ailleurs été aussi reprise par Thiéfaine, en duo avec Capdevielle. Une différence cependant : Autant la chanson de Thiéfaine est douce et aimante, autant celle de Dylan est ironique et sardonique. Ecrite en pensant à l'une de ses "ex", elle a vocation à faire mal. On dit même que l'ex en question pleura en l'écoutant pour la première fois interprétée par Joan Baez (il est vrai alors, l'officielle du moment pour Dylan !). Il est intéressant de noter que les reprises qui ont été faites de cette chanson, ont souvent gommé son aspect sardonique et grinçant (je pense notamment à celle de Vonda Sheppard, pourtant magnifique).
685aefc1ac89cfcb8d8ac153e3ecd0f2.jpgVoila, c'est tout pour ce soir. Et n'oubliez pas, la réponse ...
"The answer my friend, is blowin' in the wind"
 
Comme quoi, on revient toujours à Dylan ! 

09.01.2008

Calvin le brave

 Bonjour tout le monde ! Début ce soir, d'une série consacrée aux "potes à Hubert". Aujourd'hui, Calvin Russel.
Un drôle de zig, le type ! Né en 1948 à Austin, Texas, Calvin Russell est un chanteur et guitariste de folk, rock et blues. Adolescent révolté et fugueur, fumeur et dealer de beu, il a été plusieurs fois client des geôles américaines et notamment texanes. Il aurait passé au total, une dizaine d'années derrière les barreaux !
Radicalement allergique au modèle de la réussite américaine, Calvin Russel produit du rock et du blues puissant et charnu, qui porte des paroles simples mais radicales. Des chansons comme "Big Brother" ou encore "Oval room" sont des brûlots anti-politiciens qui prônent une liberté individuelle sans concession.  Ces textes sont servis par un jeu de guitare très efficace, une excellente production et surtout une voix magnifique, âpre et rauque, reconnaissable immédiatement.

ffa61c3df614138bbb245203b5260576.jpg Bien côté en France, ou ses disques se vendent bien, Russell est en revanche quasi-inconnu en Amérique, notamment au Texas. Ren d'étonnant quand on voit sa détestation du modèle américain !

Trois albums à écouter en priorité à mon sens : A crack in time, son premier (1990), Dream of the dog (1995) et In spite of it all (2005). Son dernier album, Unrepentant, est sorti l'an dernier.
 
Thiéfaine a été un des premiers à repérer Russell et à l'adouber. On garde en souvenir notamment, un mémorable duo sur Big brother lors des Francofolies.
 Un artiste donc à découvrir, qui a sans doute apprécié la collaboration Thiéfaine/Personne.
 
Bonne soirée à tous et à bientôt.
Foxy 

12.11.2007

Toute la musique qu'ils aiment...

17ac13eae50db24f12b05fffea4ba98f.jpg 

Il est là, il est arrivé, je l'ai acheté et écouté deux fois déjà, et plus encore pour les morceaux qui m'ont accroché. Qui, il ? Bien sûr, je parle de "amicalement blues", né de la collaboration de HF Thiéfaine et Paul Personne.
Alors ? Alors, yeah ! Très bon !!! Bien sûr, ce n'est pas comme les autres albums. La moue dubitative, on pourrait l'avoir en lisant les textes sur le livret. Comme ça, ç'a l'air un peu plat et tristoune, fade en fait malgré quelques fulgurances. Que nenni ! Ecoutez l'album et vous comprendrez que ces textes ont en fait été écrits POUR la musique. Les mots d'Hubert font corps et coeur avec la guitare de Paul, et les deux se marient comme leurs voix le font tout au long de l'album.
Musicalement ? Du blues, certes, bien roots sur certains morceaux, mais surtout du rock ! Du vrai, du dur, de l'abrasif. Des bons gros riffs, de l'harmonica discret mais efficace (ah, la rythmique sur "rendez-vous au dernier carrefour"...), de la pulsation basique tchak-poum, des petits solis dont certains pleins de feeling. Du bon quoi, tendance "bien roots qui tache" (sauf sur "distance" et "photographie d'un rêveur", plus doux). C'est bien simple, ce matin dans ma voiture, j'écoutais "ballbreaker" (d'AC/DC). Ben ce soir, à 12 heures de distance, les réminiscences rock'n'rolliennes étaient frappantes. Dans ce style "rock", le plus sympa est à mon avis "émeute émotionnelle".
Les textes maintenant : simples au premier abord, ils se transcendent lorsque la musique les porte. Thiéfaine a fait là, un vrai travail de parolier davantage que d'auteur. Il s'est mis dans les musiques de Personne (ou, ce qui revient au même, a écrit de façon "musicale", avec une petite musique en tête). Résultat : une ambiance "loose", "on the road" et "highway 61" parfaite tout au long de l'album. On se croirait en Amérique, même si la langue est le français... Que dis-je ? Textes en français certes, mais écrits "à l'anglaise". Courts, avec quelques images fortes, et surtout collés aux mélodies.
Les morceaux ? Dans l'ensemble, j'en ai pour l'instant retenu trois : "avenue de l'amour", "photographie d'un rêveur" (le meilleur texte à mes yeux) et surtout "rendez-vous au dernier carrefour" : pêchu, équilibré, rythmé, magnifiquement chanté par les deux. Un pur régal !
Au final, voila un album de vrai bon rock. Pas forcément un chef-d'oeuvre de Thiéfaine (mais était-ce le but ?), mais un disque de potes, qui respire l'amitié et la complicité. Un disque plein de feeling, de rythme et de joie de jouer. Un disque à écouter en voiture sur l'autoroute, ou dans un rocking-chair en sirotant un whisky. Ou tout seul au croisement, dans l'attente du Malin qui me donnera enfin le don de la guitare.

Sinon, il paraît que Johnny a sorti un album de blues... Ah bon...

13.10.2007

The men are back in town !

Confirmation ! C'est bien le 12 novembre prochain que sortira Amicalement blues, l'album en duo d'Hubert-Félix Thiéfaine et Paul Personne, composé des 13 titres suivants :

01. Avenue de l’amour
02. Emeute émotionnelle
03. Amant sous contrôle
04. Strindberg 2007
05. L’appel de la forêt
06. Les douceurs de la vengeance
07. Distance
08. Rendez-vous au dernier carrefour
09. Spécial ado SMS blues
10. Photographie d’un rêveur
11. Your terraplane is ready Mister Bob !
12. Juste avant l’enfer
13. Le vieux bluesman et la bimbo

678c5384b94bfc04ae46443e3bbb7909.jpeg

Paroles : HF Thiéfaine. Musiques : Paul Personne. Chant : les deux.
Cet album sera disponible en édition simple et en édition limitée accompagnée d'un DVD bonus. En tout cas, les titres laissent augurer de bien belles choses. Il faut espérer que, libéré une nouvelle fois des contraintes musicales, Hubert se sera laissé aller dans ses textes. Jusque là, son album le plus "blues rock" est sans conteste "Fragments d'hébétude" (cf. "valse noire", "maalox texas blues" ou encore "une provinciale...", "encore un petit café" et "animal en quarantaine"). En espérant y retrouver l'ambiance à la fois noire, nostalgique et "on the road" qui régnait dans les meilleurs morceaux de ce disque.
 
Voilà, Hubert est de retour en ville et franchement, si peu de temps après la fin du Scandale Mélancolique Tour, ça fait chaud au coeur. Vivement les concerts ! Un seul regret : Je n'accroche vraiment pas au titre de l'album. Mais bon, c'est un détail.
 
Et merci aux internautes de la planète Thiéfaine pour toutes ces infos.

06.10.2007

Ne ressembler à personne...

Une nouvelle à prendre encore avec des pincettes, mais qui fait son chemin : En novembre, nouvel album de Thiéfaine ! Enfin, de Thiéfaine, presque. Il s'agirait en fait d'une collaboration intitulée "amicalement blues", mise en musique avec Paul Personne.
Pour ceux qui ne connaissent pas Paul Personne, un site, bien sûr : http://paulpersonne.dataflot.com. Paul Personne, c'est avant tout un guitariste extraordinaire, qui sort des disques depuis plus de vingt ans. Comme Thiéfaine, c'est un artiste reconnu qui remplit les salles et dont les albums sont régulièrement disques d'or... Comme Thiéfaine, dans la plus pure indifférence des médias ! Les deux artistes s'apprécient depuis longtemps : Thiéfaine a écrit deux titres pour Paul Personne, et ils ont joué l'un pour l'autre lors de leurs tournées respectives. A ce sujet, la liste des artistes avec lesquels a travaillé Personne est édifiante : Eddy Mitchell, Jean-Louis Aubert, Ian Taylor, Jacno, Johnny Hallyday et bien sûr Boris Bergman, son parolier attitré. Catalogué "blues rock", Personne est avant tout un guitariste de grand talent, avec beaucoup de toucher et de feeling. Je l'ai vu il y a bien longtemps au début des années 90 (après l'album "la chance" si mes souvenirs sont exacts). La scène reste sa spécialité : Vieilles charrues, francofolies, olympia, fête de l'huma, il est passé dans toutes les salles et tous les festivals qui comptent.
L'association de ces deux grands artistes promet donc de fort belles choses. Affaire à suivre, et info à vérifier donc !
d3afec8f822a7ad81d18333c21a6a1bd.jpg

15.09.2007

Metal up your ass !

Au hasard de pérégrinations internetesques (et avec l'aide d'un article de Télérama), je suis tombé sur un site qui m'a fait revenir en adolescence : 80sfrenchmetal.blogspot.com. Quoi qu'est-ce ? Tout simplement LE site ultime pour tous les fans de metal français des années 80. Si vous avez bonne mémoire (ou une bonne documentation si vous étiez trop jeunes à l'époque), vous savez qu'au détour des eighties, dans la lignée de la "new wave of british heavy metal"(Maiden, Def Leppard, Saxon, Judas Priest), des groupes français de heavy se créent de partout : Trust bien sûr, mais aussi Vulcain, ADX, Warning, Killers, Satan Jokers, Fisc, Demon Eyes, Sortilège et j'en passe. Le plus souvent, après au mieux une poignée d'albums, ces groupes retombent dans l'anonymat même si quelque uns (Trust, ADX ou Demon Eyes) continuent vaillamment de sortir des albums ou de tracer la route (ou les deux).
A cette époque, le Foxy avait une de ces touches : musclé comme une serpillière, j'arborais les chevaux longs, le jean moule-burnes et le tee-shirt de rigueur. Blouson jean patché au maximum, badges de mes groupes favoris, bracelets et ceinture cloutés (si, si !), le spectacle en valait la peine. Je tiens seulement ici à préciser que contrairement à une légende tenace, les hardos N'AVAIENT PAS LES CHEVEUX SALES ET GRAS. Non mais !
Du coup, voila un brin de nostalgeo et des souvenirs à la pelle. Des concerts improbables dans des coins improbables pour aller écouter des groupes aussi connus que "Silver Sword", "Awful Noise" ou "Delirium Tremens". Que de l'authentique ! Un festival monté par un pote avec l'aide que quelques uns dont votre serviteur, au théâtre Barbey à Bordeaux. Au programme, Silver Sword justement, Crazy Hammer (?!) et les fabuleux dingues de Agressive Agricultor. Bilan : Nous avons gagné... 33 francs ! Déja bien contents de ne pas en être de notre poche !! Pierre et Rocky, si vous lisez ce blog, remember Bordeaux...
Et puis, les concerts mythiques : Trust, Metallica, Maiden, Motörhead (quelle claque !). L'amitié, les parties de baby-foot, les bières descendues ensemble, les filles... euh, pas forcément des moments mythiques, là ;)). Bref, de l'adolescence pur jus. Aujourd'hui, je n'écoute plus vraiment de métal, à part mes vieux disques. Mais il en reste toujours un petit quelque chose, qui m'a encore poussé, voici deux ans, à aller écouter Maiden au parc des princes... Parce que, envers et contre tout : "Rock'n'roll secours, tous les, tous les, tous les jours !" (Vulcain).
Bon headbangin' à tous !
f4acdd3b190bd008b2c953226a534d6d.jpg

27.06.2007

Marchand de sommeil

Une petite note ici, pour dire que j'ai moyennement goûté la prestation de Guy Marchand au festival de Corbeil. Bien sûr, il y avait des super musiciens. Bien sûr, les arrangements étaient au top. Il y avait du soleil, de la pelouse ou s'allonger, des amis avec qui discuter. Et puis Guy  Marchand, normalement, c'est la classe : du charme, une voix de baryton, de l'humour, des musiques un rien rétro, un brin tango ou délicieusement jazzy selon les saisons. Et puis, son nouvel album est salsa en diable, cubana tout  plein, du  peps et de l'entrain en  prime.  Mais...
Mais  malgré la pêche des musicos, la voix du sieur Marchand  semblait avoir du mal à suivre...  Non, elle AVAIT du mal à suivre, surtout sur des rythmes salsa endiablés, et elle avait aussi du mal sur les ballades veloutées... Bref, ce dimanche, l'ami Guy faisait bien ses soixante-dix printemps. Méforme passagères ? Une belle saillie à retenir quand même ; "Nous ne sommes plus que deux à ne plus utiliser un prompteur : Hallyday et moi. Moi parce que je suis myope, et lui parce qu'il ne sait pas lire !".
Allez, rien que pour ça, on l'aime bien quand même, notre Burma préféré. Et puis, cela me permet de souhaiter longue vie à ce festival, un des rares événements jazz en banlieue... Et faire une grosse bise à ma sea-line, qui organise les concerts avec la douce efficacité qui est la sienne... Je pense fort à toi, mon coeur...
6ce1228f02318aa6045ae030a12ba57c.jpg

11.03.2007

Victoires

Hier soir, Sea-line et moi avons partagé notre soirée entre une ch'tite soirée salsa pendant 3 petites heures et les victoires de la zique (avant et après la soirée). Je ne vous parlerai pas de la salsa, mais des victoires, pour en retirer quelques conclusions :
- Liste (non exhaustive) des artistes nominés : Benabar, Diam's, Grand Corps Malade, Murat, Katerine, Tryo, Anaïs, Indochine, Sanseverino, M, Abd Al Malik, Miossec... La plupart d'entre eux ont d'ailleurs été récompensés. Et ben, on peut penser ce qu'on veut de chacun de ces artistes, mais ils ont en commun d'avoir un univers, une originalité, une personnalité bien à eux. Perso, il n'y a qu'Olivia Ruiz, Miss Dominique et Superbus qui ne m'ont pas trop accroché. Mais bon après, c'est une affaire de goût. En tout cas, la qualité et la diversité étaient au rendez-vous.
medium_katerineindex.jpg- Choisir le zénith est une bonne chose, c'est une vraie salle de concert. Bien sûr, on ne peut retranscrire la véritable énergie live lors d'une telle cérémonie, mais on était parfois proche (voir Katerine). C'est quand même autre chose que les machins pré-enregistrés sur les plateaux télé.
- Mes coups de coeur :
medium_414533-508778.jpgAbd Al Malik (la claque absolue !) même s'il a encore du boulot. En tout cas, le potentiel est énorme.
Katerine, que je connaissais pas vraiment (j'avais juste écouté le dernier album). Quel performer !
Grand Corps Malade. A ma grande honte, je dois avouer que j'étais très sceptique quand à la pérennité du phénomène. Je ne sais toujours pas si ça va durer, mais je reconnais que les textes sont très bons et ont une sacrée gueule.medium_253680.jpg

medium_benabar.jpgEt puis, ben je suis content pour Benabar qui est quelqu'un de vraiment sympa, un vrai chanteur populaire. Et déçu pour Diam's. On pense ce qu'on veut, mais elle représente à mon avis l'artiste féminine la plus importante medium_diams.jpgactuellement dans le domaine de la musique populaire tous genres confondus. Mais j'y vois encore le fait que le rap et le R'N'B ont encore du mal à trouver grâce aux yeux des bien-pensants. D'ailleurs, la frange plus "hardcore" du rap a soigneusement été écartée. Des artistes ou groupes comme Sniper, Rohff, Mafia K'1 Fry ou Psy4de la rime vendent des albums par centaines de milliers, mais restent vraiment encore trop sulfureux. Joey Starr était quasiment l'alibi "rap dur", et encore pour un album que j'ai perso trouvé... bof.

En conclusion : le virage est pris et bien pris ! Celà nous change des "victoires" Souchon-Voulzy-Obispo-Goldman-Cabrel-Sardou-Bruel-Pagny-Farmer-Renaud and co, même si je respecte aussi ces artistes. Un vent frais, ça fait du bien ! Et une question, encore une : comment un pays qui a une campagne électorale terne, une économie en berne, un moral de caserne et sous les yeux, des cernes, fait-il pour produire une zique aussi variée, pétillante, originale, intéressante et j'en passe ?

Vous en avez une, vous de réponse ? Pas moi.

En tout cas, d'ici là "Baila salsa !"
Foxy

Toutes les notes