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<title>Un vieux désespoir de la chanson française...</title>
<description>Nouvelles balises après mutation</description>
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<title>SOS détresse</title>
<link>http://foxysback.hautetfort.com/archive/2009/11/11/sos-detresse.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Vive la mort</category>
<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 16:43:39 +0100</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Avec ce &quot;taxiphonant d'un pack de kro&quot;, nous voici à la transition de l'album. Sur un gimmick de guitare aux accents bluesy, voici notre Thiéfaine qui soliloque. D'une voix qui n'est pas sans rappeler celle de ces premiers albums, il déclame sa solitude et sa détresse dans un discours qui mélange noirceur absolue et humour, noir également.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; SOS amitié est une structure qui existe réellement. Par téléphone, le but est d'écouter, d'encourager, d'échanger, de secourir. Noble cause, indiscutable et utile. Mais aussi chair à provocation, comme cela était déja le cas dans une pièce de théâtre sortie à la même époque, à savoir &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Le père Noël est une ordure&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt; Chacun connaît cette pièce de théâtre devenue film, qui raconte un soir de Noël calamiteux&amp;nbsp;à la permanence d'une station téléphonique, &lt;em&gt;S.O.S. détresse amitié.&lt;/em&gt; Pierre et Thérèse y sont perturbés par l'arrivée de personnages&amp;nbsp;grotesques et farfelus, qui provoquent des catastrophes en chaîne.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/00/01/1364269211.jpg&quot; alt=&quot;ph5jpg-a4496a449-88a56.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2095599&quot; /&gt;Brutale, ordurière et sans foi ni loi, cette pièce dynamite les bonnes consciences charitables (Thérèse la neuneu coincée et Pierre le bourgeois rigide) tout autant que ceux qu'ils sont censés secourir (un travesti exaspérant, une simplette agressive et un voleur minable). Tout le monde y est affreux, sale et méchant, de la rombière frustrée au voisin trop gentil. Une pièce décapante qui ridiculise tout ce qui bouge sans distinction.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le texte de Thiéfaine s'inscrit dans la même veine. Radical et subversif, il dégomme la religion (&quot;2000 ans que j'ai plus faim&quot;), les valeurs familiales (la famille Duraton, avatar de la famille Fenouillard et la compassion (la carte vermeil pour les personnes âgées) des bien-pensants pour les personnes en détresse. Mais force est de constater que cette &quot;voie de garage&quot; ne conduit qu'à une réponse déhumanisée symbolisée par le répondeur automatique.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette chanson, pas si noire que cela au final, est d'abord un clin d'oeil un peu potache aux jeunes années de Thiéfaine. La voix, l'ambiance, la brièveté du texte rappellent bien les 3 premiers albums. Sur un mode caustique et délirant, Thiéfaine livre sa vision de la déprime la plus intense et la plus forte. Mais si le texte se conclut sur une note fort pessimiste, l'auteur n'en reste pas moins lucide. Au fond du trou certes, mais les idées claires sur un choix qui doit se faire maintenant : poursuivre la descente jusqu'à la mort ou lutter encore pour repartir. C'est en cela que ce court texte peut être considéré comme le morceau charnière de l'ensemble de l'album.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau&quot;, la tentation du suicide habite l'oeuvre de Thiéfaine. Mais à l'inverse d'un Nerval, d'un Gary ou d'un Stephan Zweig, l'acte est évoqué, tourné et retourné sans être au centre de l'oeuvre. La déchéance et la mise en danger de soi-même sont omniprésentes, entraînant une fréquentation assidue de la mort et de ses environs. Mais le génie de Thiéfaine est peut-être de s'y frotter sans s'y brûler, et de toujours remonter à la surface. Eros ûber alles, c'est ce que permettra de voir le reste de l'album.&lt;/p&gt;
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<title>Mes séquelles</title>
<link>http://foxysback.hautetfort.com/archive/2009/10/22/mes-sequelles.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Quand la musique se fait bandante</category>
<pubDate>Thu, 22 Oct 2009 21:59:14 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A l'heure ou la maison de disque sort un &quot;coffret&quot; super-méga-bien-tellement-il-est-bien que la seule chose dont on est certain, c'est qu'il va falloir encore raquer (ce que je ne ferai pas !), j'ai décidé de vous présenter mes séquelles à moi. Mon best-of perso, c'est à dire les 30 chansons de Thiéfaine que je préfère. Pas de classement, juste un ordre chronologique. Pas d'explication non plus, à vous de voir si vous en êtes d'accord. Les voici :&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/01/01/145598997.jpg&quot; alt=&quot;Studios0.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2057106&quot; /&gt;Je t'en remets au vent&lt;br /&gt; Alligators 427&lt;br /&gt; Vendôme gardenal snack&lt;br /&gt; Narcisse 81&lt;br /&gt; Mathématiques souterraines&lt;br /&gt; Cabaret Sainte-Lilith&lt;br /&gt; Exil sur planète-fantôme&lt;br /&gt; Soleil cherche futur&lt;br /&gt; Autoroutes jeudi d'automne&lt;br /&gt; Les dingues et les paumés&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/00/00/1068685979.jpg&quot; alt=&quot;Studios5.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2057107&quot; /&gt;Stalag-tilt&lt;br /&gt; Femme de Loth&lt;br /&gt; Affaire Rimbaud&lt;br /&gt; Sweet Amanite Phalloïde Queen&lt;br /&gt; Pulque mescal y tequila&lt;br /&gt; Septembre Rose&lt;br /&gt; Droïde Song&lt;br /&gt; Un automne à Tanger&lt;br /&gt; Portrait de femme en 1922&lt;br /&gt; Villes natales et frenchitude&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/00/01/96323684.jpg&quot; alt=&quot;Studios9.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-2057110&quot; /&gt;Crepuscule-transfert&lt;br /&gt; Animal en quarantaine&lt;br /&gt; Juste une valse noire&lt;br /&gt; Des adieux...&lt;br /&gt; La ballade d'Abdallah Geronimo Cohen&lt;br /&gt; Camelia : huile sur toile&lt;br /&gt; Les fastes de la solitude&lt;br /&gt; Confessions d'un never been&lt;br /&gt; L'étranger dans la glace&lt;br /&gt; Annihilation&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Voila ! C'est partiel et partial, totalement subjectif. Ce sont mes séquelles, quelles sont les vôtres ?&lt;/p&gt;
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<title>Des tags lumineux...</title>
<link>http://foxysback.hautetfort.com/archive/2008/10/26/des-tags-lumineux.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Les fils du coupeur de joint</category>
<pubDate>Mon, 05 Oct 2009 21:51:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://geometrievariable.hautetfort.com/media/01/02/348634639.jpg&quot; alt=&quot;348634639.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin de la restructuration de ce blog, avec la remise en ligne du billet relatif au &quot;tag&quot; dont je fut &quot;victime&quot; de la part de Tommie. Les blogs cités n'ayant pas disparu, le billet reste donc valable à 100 %. L'occasion aussi de faire une bise à Tommie et de lui souhaiter bon courage !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voilà, c'est fait ! M'étant fait taguer par Tommie, je dois donc payer ma dette. Rappel des principes du &quot;tag&quot; :&lt;br /&gt; 1- le gagnant (tagué) doit mettre le logo (ci-dessus)sur son blog&lt;br /&gt; 2- il doit afficher le lien de la personne qui lui décerne&lt;br /&gt; 3- il doit désigner 7 autres blogs qui méritent de recevoir également ce prix&lt;br /&gt; 4- il doit indiquer les liens de ces blogs&lt;br /&gt; 5- il doit laisser un message sur le blog du primé pour l'avertir.&lt;br /&gt; Celle qui m'a joué ce vilain tour, c'est Tommie : http://geometrievariable.hautetfort.com/&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il me faut donc à mon tour, désigner 7 blogs &quot;gagnants&quot;... Qui sont :&lt;br /&gt; 1.&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://bluesymental.blogspot.com/&quot;&gt;http://bluesymental.blogspot.com&lt;/a&gt; / Yoann ou l'Animal Bluesymental, digne émule du grizzli jurassien !&lt;br /&gt; 2.&amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://voyageauboutdureve.jimdo.com/&quot;&gt;http://voyageauboutdureve.jimdo.com/&lt;/a&gt; Arnaud, dont je suis tellement heureux qu'il ait dit &quot;merde&quot; aux cons de tous poils et qu'il nous régale de nouveau de ses recherches.&lt;br /&gt; 3. http://dadla.hautetfort.com/ Katell, passionnée de Thiéfaine (cf. &quot;Cabaret Sainte-Lilith&quot;), qui écrit aussi ce magnifique blog pour nous faire partager son amour de l'Allemagne.&lt;br /&gt; 4. http://krisdeblog.hautetfort.com/ Kris ! Lyonnaise, partiale, engagée, féministe, exaspérante... et fan de Thiéfaine. De la vraie vie avec de vrais morceaux de mauvaise foi dedans. J'adore !&lt;br /&gt; 5. http://www.myspace.com/brumehivernale&amp;nbsp; Arabesque, sa passion pour Andy... et pour bien d'autres choses.&lt;br /&gt; 6. Un petit blog consacré à ma région natale, le pays gabaye, entre Gironde et Saintonge : http://monpatoislegabaye.blogspot.com/&lt;br /&gt; 7. Enfin, le GC, leader incontesté du mouvement chauviste (et mon beau-frère de surcroît). De l'humour, de la grâce et un regard acéré sur les choses de la vie...A lire absolument !!! &lt;a href=&quot;http://gareaugrandchauve.free.fr/dotclear/&quot;&gt;http://gareaugrandchauve.free.fr/dotclear/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; Bonnes lectures !&lt;/p&gt;
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<title>Des bleus à l'âme</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Nous sommes tous un peu trop fragiles</category>
<pubDate>Thu, 01 Oct 2009 22:31:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Attention, grand classique ! Chef-d'oeuvre, monument, pierre angulaire. Bref, après &quot;je t'en remets au vent&quot;, &quot;la fille du coupeur de joints&quot;&amp;nbsp;et &quot;alligators 427&quot;, voici&amp;nbsp;un nouveau&amp;nbsp;col hors catégorie dans l'oeuvre de Thiéfaine. Je ne connais pas de fan de Thiéfaine qui ne cite cette chanson parmi -au moins- ses dix préférées. Alors, penchons-nous un peu sur ce morceau si singulier...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;A première vue pourtant, rien de si exceptionnel. De doux arpèges de guitare, de jolis&amp;nbsp;accords, bref une musique qui fleure bon les ballades typiques des années 80. La voix chaude et mélancolique de Thiéfaine ajoute à cette impression. Pour qui écouterait distraitement la chanson, on pourrait croire à une douce et tendre déclaration d'amour, à un de ces slows sirupeux qui abondaient à l'époque.&lt;br /&gt; Une grande partie de l'effet de cette chanson vient donc du contraste entre la douceur de la musique et la cruauté des paroles. Cruauté ? Oui, même si elle n'apparaît pas forcément à première vue. Si nous écoutons très distraitement, c'est d'abord une belle chanson d'amour que nous entendons. Deux tourtereaux seuls au monde, ignorés des dieux et des hommes, qui s'épaulent mutuellement, &quot;s'offrent&quot; et profitent de cet instant de bonheur à deux.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Regardons maintenant le lexique utilisé : la souffrance physique et morale (&quot;pauvre&quot;, &quot;arrachée&quot;, &quot;t'as mal&quot;), la mélancolie (&quot;il pleut&quot;, &quot;mélanco&quot;), la déchéance (&quot;tu zones&quot;) et&amp;nbsp;la peur (&quot;SOS&quot;, &quot;t'as peur&quot;) dressent le portrait d'une jeune fille paumée, désemparée, totalement abandonnée et livrée à elle-même. Jusqu'à la mort (&quot;t'en crèves&quot;).&lt;br /&gt; Pour arriver à ce contraste, Thiéfaine utilise ici un jeu subtil de maillage lexical. &lt;strong&gt;Pris isolément, mots et phrases ne font pas état d'un terrible situation. C'est la fréquence des mots liés à la souffrance qui nous fait prendre conscience de cette dernière.&lt;/strong&gt; Ainsi, la peur et l'inquiétude n'arrivent pas immédiatement, elles se font jour à mesure que nous prenons conscience de la fréquence des mots liés à la souffrance et par la-même de la toile d'araignée que l'artiste a tissée.&lt;br /&gt; Le carcan des mots est renforcé par un deuxième effet, celui du contraste de sens dans une même phrase. &lt;strong&gt;Chaque espoir, chaque lueur, chaque point positif est aussitôt anéanti au vers suivant (&quot;Tu veux jouer/mais t'en crèves&quot;), voire au mot d'après (&quot;Tu m'offres/tes carences&quot;).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ces deux techniques conjuguées permettent à Thiéfaine de déstabiliser son auditeur comme sans doute jamais auparavant. On comprend que ces deux êtres qui pourraient s'aimer et se secourir mutuellement, ne se rejoignent en fait que dans la souffrance. Souffrance physique certes, mais surtout morale. Au reste, les ressentis physiques des deux personnages se rejoignent dans un troublant parallèle (&quot;t'as mal aux oneilles/j'ai mal aux globules&quot;) qui met autant en valeur l'absurdité physique de ces souffrances (les organes cités sont bien étranges !) que les similitudes de situation entre les deux personnages.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Souffrance donc, mais laquelle ? Plusieurs interprétations sont possibles, mais celle qui me convient le mieux est celle d'un &quot;trip&quot; lié à la drogue. D'abord parce que les allusions y sont nombreuses, de la poudre (&quot;cartouches&quot;) au &quot;shoot&quot; en passant par le sang (&quot;globules&quot;) et le vocabulaire de la &quot;transe&quot;. Ensuite, parce que la construction du texte s'y prête : après le &quot;soleil&quot; (le flash) suit la dégringolade au fond d'un &quot;précipice&quot;, comme &quot;arrachée du soleil&quot; et la lente redescente. Et ce &quot;réveil&quot; qui est comme une mort après l'état euphorique qui suit la prise du produit. Alors se retrouvent seuls, abandonnés de tout et même des dieux, ces amants magnifiques et morbides...&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce texte, l'un des plus noirs à mon sens de Thiéfaine, m'a donné envie de faire un petit lien avec le couple d'amant maudit sans doute le plus célèbre de la littérature.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://a9.idata.over-blog.com/630x470-000000/0/46/09/09/Romeo-et-juliette/11-la-mort-de-Romeo-Romeo-et-Juliette.jpg&quot; alt=&quot;11-la-mort-de-Romeo-Romeo-et-Juliette.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Book Antiqua;&quot;&gt;&quot;Ô Roméo! Roméo! pourquoi es-tu Roméo? Renie ton père et abdique ton nom; ou, si tu ne le veux pas, jure de m'aimer, et je ne serai plus une Capulet&quot;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;Après les amants dérisoires enfermés dans les cabinets, voici les amants transitoires prisonniers de leur dépendance...&lt;br /&gt; Amants que seuls la mort semble pouvoir réunir, même si le fond de l'album n'est pas encore touché.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce sera pour le prochain morceau... A bientôt !&lt;/p&gt;
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<title>Des news au tarif de nuit</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Les fils du coupeur de joint</category>
<pubDate>Sun, 13 Sep 2009 14:51:12 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Grande période de flemme actuellement, qui se ressent sur ce blog. Ce n'est pas une raison pour ne pas donner des nouvelles d'Hubert et de ses fans, alors en voici :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Thiéfaine officier ! Et oui, dans l'ordre des arts et des lettres, depuis août dernier. Ce qui implique d'ailleurs qu'il était déja chevalier dans cet ordre... Une reconnaissance de l'oeuvre d'un grand artiste, c'est bien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un autre ordre d'idée et dans la série &quot;visions moites et brûlantes&quot;, je vous propose une petite vidéo très sympa : Une reprise familiale (duo père/fils) d'un classique de Thiéfaine : &quot;Animal en quarantaine&quot;. Sans prétention mais très émouvant, on y sent une vraie complicité. J'adore !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tommie publiée !! Et oui, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;poèmes des sombres jours&lt;/span&gt; vient de paraître aux éditions Bénévent. Disponible sur commande en librairie et sur le web. Aux frontières du rock et du slam, Tommie écrit comme elle crie, sans artifices ni conventions.&amp;nbsp;Allez voir son blog, il est en lien pour un moment de découverte et de partage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Merci Tommie et à bientôt !!&lt;/p&gt;
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<title>Ils sont votre épouvante...</title>
<link>http://foxysback.hautetfort.com/archive/2009/08/17/ils-sont-votre-epouvante.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Vive la mort</category>
<pubDate>Mon, 17 Aug 2009 22:31:38 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;Ce petit billet rapide, c'est juste pour rendre hommage à une grande figure du polar qui vient de disparaître : Thierry Jonquet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/00/01/1733797666.jpg&quot; alt=&quot;Jonquet.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1930519&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec son écriture clinique et engagée, parfois jusqu'à l'excès, cet ancien gauchiste savait rendre la déshérence des ex &quot;banlieues rouges&quot;, la misère quotidienne du genre humain, mais aussi sa grandeur... parfois.&lt;br /&gt; Si vous ne connaissez pas, je vous conseille &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mon vieux&lt;/span&gt;, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mygale&lt;/span&gt; ou encore &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;La bête et la belle&lt;/span&gt;. Un de ses romans, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;les orpailleurs&lt;/span&gt;, a servi de trame à la série &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;boulevard du palais&lt;/span&gt;. Et il se dit que Almodovar va adapter &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;Mygale&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il continuera à vivre, car &quot;rouge c'est la vie&quot; !&lt;/p&gt;
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<guid isPermaLink="true">http://foxysback.hautetfort.com/archive/2009/08/16/miroir-mon-beau-miroir.html</guid>
<title>Miroir, mon beau miroir</title>
<link>http://foxysback.hautetfort.com/archive/2009/08/16/miroir-mon-beau-miroir.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (foxysback)</author>
<category>Nous sommes tous un peu trop fragiles</category>
<pubDate>Sun, 16 Aug 2009 20:04:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La descente aux enfers inaugurée par l'insomnie de la première chanson, se poursuit avec cette variation moderne sur le thème de Narcisse. Rappelons d'abord brièvement les grands aspects de ce thème mythologique :&lt;br /&gt; Narcisse est un homme d'une beauté exceptionnelle. Un jour qu'il s'abreuve à une source, il voit son reflet dans l'eau et en tombe amoureux. Il y reste alors de longs jours à se contempler et à désespérer de ne jamais pouvoir rattraper sa propre image. Il finit par dépérir puis mourir. D'autres versions de ce mythe en font une vengeance divine ou encore la triste conséquence de la mort d'une soeur que Narcisse aimait passionnément. Quand la jeune fille mourut, il se rendit tous les jours près d'une source pour y retrouver son image en se mirant dans l'eau limpide. Depuis ce jour il tomba amoureux de lui même.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/01/00/1613945169.jpg&quot; alt=&quot;494px-Michelangelo_Caravaggio_065.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1928145&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Quelles qu'en soient les versions, le mythe insiste d'abord sur l'aspect néfaste de rester centré sur soi-même. Le drame de Narcisse, bien avant sa mort, est d'abord celui de l'isolement social. Trop fier de sa beauté, il refuse les avances de tous les soupirant(e)s et finit par ne plus accepter que lui-même. Or, à n'aimer que soi, on finit par dépérir, se flétrir et ne plus intéresser personne.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Cette chanson est fondamentale chez Thiéfaine à plus d'un titre.&lt;br /&gt; D'abord, il s'agit de la deuxième variation sur un thème de la mythologie gréco-romaine : après Icare, Narcisse. Thiéfaine ira ensuite revisiter Diogène, Antinoüs, le Phénix, Orphée et&amp;nbsp;Eurydice, ainsi que des mythes bibliques (Lilith et Loth) ou germaniques (Lorelei). Cette&amp;nbsp;propension à prendre appui sur des mythes est une constante chez Thiéfaine, une des routes qu'il suit avec le plus de sûreté et de précision. Faut-il y voir un signe particulier ?&amp;nbsp;&lt;strong&gt;Je pense surtout qu'il s'agit d'un moyen très puissant de parler de soi : la figure du poète dans Orphée ou dans le Phénix, le complexe d'Icare, le rire de Diogène sont autant de moyens pour l'auteur, de se dégager du trivial et du quotidien pour mieux parler de lui et surtout pour mieux se parler à soi-même.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;C'est ici qu'intervient la deuxième originalité du texte : il est rédigé à la deuxième personne. Jusque là, les textes de Thiéfaine rédigés à la deuxième personne du singulier s'adressaient directement et très distinctement à une personne féminine : amante délaissée, compagne, sa fonction était claire. La seule chanson un peu particulière à ce titre restant &quot;Vendôme Gardenal Snack&quot;. &lt;strong&gt;Là, pas d'ambigüité, c'est bien à un homme que s'adresse Thiéfaine.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;La somme de ces deux aspects me conduit donc à penser que &lt;strong&gt;c'est d'abord à lui-même que Thiéfaine s'adresse, à&amp;nbsp;ce qu'il fut,&amp;nbsp;ce qu'il est et à ce qu'il voudrait être.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Ce qu'il fut. L'imparfait n'est utilisé qu'à trois reprises, mais elles sont parlantes : &quot;glissait, pensait, croyait&quot;. Comment mieux dire l'illusion de l'avant ? Ces nénuphars, fleurs d'eau certes mais pas aussi belles que les narcisses, montrent le décalage : autrefois, une paix éphémère (&quot;oubli&quot;, &quot;glissait&quot;) mais trompeuse, dans une fausse douceur. Et puis, le passage...&lt;br /&gt; Ce qu'il est. Le larsen, distorsion sonore, symbolise à merveille un passage : &quot;franchir le miroir&quot;, dit la chanson. Mais pour aller ou ? C'est ici que le texte rejoint un second mythe, bien plus général celui-là : celui du miroir. Je vais bien sûr tisser ici, un petit lien avec ce merveilleux roman de Lewis Caroll, &lt;span style=&quot;text-decoration: underline;&quot;&gt;De l'autre côté du miroir&lt;/span&gt;. Ce roman met en scène Alice, de nouveau dans un monde imaginaire. Le monde du miroir se présente comme un monde inversé. Ainsi Alice, pour atteindre le jardin, doit-elle d'abord s'en éloigner, de même qu'il lui faut, dans cet univers étrange, courir très vite pour rester sur place. Si l'espace est mis à mal, le temps n'est pas non plus en reste. Il est ainsi possible de se souvenir du futur. Ce monde inversé permet néanmoins à l'héroïne de grandir et de progresser : de pion, elle devient reine et grandit ainsi de manière symbolique.&lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://foxysback.hautetfort.com/media/02/00/690403926.jpg&quot; alt=&quot;Folder.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1928187&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; Ce qu'il voudrait être. Il s'agit bien de passer de l'autre côté du miroir, donc de progresser et de muter. Mais pour ce faire, il faut d'abord regarder en face un sordide réalité : drogue en tous genres, crachats de sang, insomnie, le héros n'a pas bonne mine ! &lt;strong&gt;Thiéfaine semble ainsi se contempler avec une délectation morose et&amp;nbsp;enfoncer&amp;nbsp; avec rage le clou de son échec. Le héros a beau se grimer, s'enfuir, &quot;faire semblant&quot;&amp;nbsp;pour &quot;faire croire&quot; (magnifique image d'ailleurs) l'illusion ne tient pas.&lt;/strong&gt; Seuls la solitude et le silence semblent accompagner le moderne Narcisse. Le monde parallèle qu'il recherche, obtenu à force de substances, n'a pas la force voulue.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Dans un texte qui est peut-être un des plus radicalement pessimistes de Thiéfaine, l'important au final, me paraît résider dans ce &quot;changer de gueule&quot;. Tout progrès, toute mutation, tout franchissement de miroir ne peut s'obtenir qu'au prix de douleurs et de sacrifices. Le processus est en marche même si le poète semble pour l'heure, condamné à l'immobilisme et à l'illusion. Les textes suivants permettront peu à peu de casser la gangue pour libérer l'énergie créatrice. A suivre donc.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;Ce billet est dédié à Evadné. Merci de tes encouragements littéraires.&lt;/p&gt;
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