30.12.2007

Foxy s'barre !

Retour au blog... Avant de le quitter ! Quelques petites explications pour bien suivre :

D'abord, un compte-rendu de mes dernières pérégrinations entre Noel et Saint-Sylvestre. Par Grand Chauve accueillis, nous sommes allés nous promener en région belfortaine. L'occasion de découvrir le Ballon d'alsace : temps très froid et clair, vue magnifique, les Alpes comme à portée de main ! Des photos vont être rajoutées sur l'album "Douce France". Mais vraiment, ça valait le voyage !

Nous nous sommes ensuite transportés plus à l'est, pour une virée allemande : Constance, son lac, ses petites villes alentour et ses vignes. Eglises baroques, châteaux de folie, vins blancs et bons restos, de quoi décompresser en toute tranquiliité ! Bon, j'avoue ne pas être fan au max, des petits villages souabes, de leurs couleurs et de leurs colombages. Entre fresques pétantes, couleurs criardes, tuiles rouges et jaunes, pignons et colombages de bois, on a parfois l'impression d'une meringue auquelle on aurait ajouté de la crème, du sucre et du miel ! Un peu comme les pâtissries du coin, quoi ! Cela dit, je vous conseille le lac, ses reflets bleutés, ses petites villes médiévales comme Lindau et le charme de ses coteaux viticoles. Plus haut, les châteaux enneigés ont aussi de la gueule !

Sinon, j'en viens à LA grande nouvelle : Je déménage de blog ! Enfin plus exactement, je vais conserver le blog présent pour le transformer en blog exclu "Thiéfaine". Le reste passera sur dotclear, avec les mêmes rubriques qu'avant... excepté Hubert !

Voila. Ce futur blog est d'ores et déja en lien, vous pouvez aller y voir. Le "transfert" commencera début 2008. D'ici là, profitez bien ! 

04.11.2007

C'est une maison blanche au sommet de la dune.

Nous avons je pense tous en nous, un lieu idéal. Un lieu pour nous, lieu de paix et de réflexion. Un endroit ou nous nous sentons nous-mêmes, apaisés et sereins. Pour moi, c'est une maison sur l'île de Noirmoutier. Ma présence là bas explique le silence d'une semaine sur ce blog, et ce fut un plaisir.
C'est une maison blanche, en haut de la dune. De la, on y voit l'île, le bras de mer entre l'île et le continent, et puis le continent lui-même. Lointain, déjà. Arrivé, les bruits s'estompent déjà. L'odeur de bois des vieux meubles vous accueille, la lumière envahit la maison, on s'installe. Cette maison noirmoutrine a un indicible charme un peu rétro et vieillot, celui des maisons de vacances pour la famille. Ni télé, ni internet, un confort rustique, une cuisine à l'ancienne ou il fait bon se retrouver. Et puis, une grande cheminée pour les grillades, et puis un grand jardin ou faire courir les gosses, et puis un garage plein de vieilleries ou il fait bon fouiner. De grandes chambres pour la sieste, une terrasse pour lézarder, un salon qui embaume le feu de bois en hiver et les odeurs du grand air en été. La, on y dévore les vieux bouquins policiers, d'espionnage ou de SF piochés dans la bibliothèque, on y joue aux cartes ou aux dés, on y discute jusqu'à pas d'heure. Plus simplement, lorsque nous ne sommes que deux, on y prend le temps de vivre, entre une entrecôte sur les braises, quelques huîtres et des bouteilles de Bordeaux et de Muscadet.
Parfois, on sort. Pour aller faire quelques courses et ravitailler la tribu (ou le couple). On sort surtout par l'arrière du jardin, avec un de ces portails en bois qui font les délices des souvenirs d'enfance. On traverse le bois puis la dune herbeuse, et c'est la plage. Chaude, glaciale, balayée ou non par le vent, humide souvent. Toujours renouvellée. Jeux de lumière infinis, douceur des couleurs, puissance du paysage. Se baigner, bronzer, jouer au foot, pêcher des crevettes. Se promener à deux. S'en retourner fourbu, boire un verre à la maison. Vivre et être heureux.
C'est une maison blanche au sommet de la dune. On y vient souvent, on s'y retrouve, on y chante et on y boit. On y vit. Je souhaite à tous de trouver son coin de paradis à soi, comme j'ai trouvé le mien.
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28.08.2007

A frenchman in Berlin, la fin

Pour en terminer avec cette évocation de Berlin, trois autres quartiers ou j'ai un peu traîné mes guêtres.

    L'ancien Berlin Ouest autour de l'église du souvenir. Katell en parle mieux que mois dans son blog (voir liens). Juste pour dire que l'église est émouvante et que la chapelle neuve construite à côté a de très beaux vitraux, vue de l'intérieur. Sinon, le quartier autour est bien moche, à mon humble avis. Beaucoup de touristes en plus, ce qui n'arrange rien. Une seule envie : réenfourcher son vélo et repartir !
    En repartant, on peut passer devant le Zoologischer Garten et ses statues éléphantesques (on peut visiter aussi, ce sera pour une autre fois) et descendre le long du canal. On revient vers le Kulturforum, on continue de longer le canal et on arrive dans le quartier du Kreuzberg. Ancienne partie de Berlin Ouest, ce quartier s'était trouvé enclavé par le mur et était devenu un cul-de-sac. Dès lors, beaucoup d'habitants déménagèrent et le quartier accueillit les immigrés turcs. Berlin n'est pas vraiment une ville cosmopolite, l'est de Kreuzberg y est un rare exemple de quartier "multi kulti", turc en majorité. Le genre de quartier sympa car peu dégradé et pas trop glauque (de jour en tout cas), mais qui n'émeut guère le parisien, habitué à moult et moult ZUP. Dans une partie du quartier, autour de la Kotbusser Tor, cohabitent les résidents immigrés et une faune plus ou moins marginale et rock'n'roll. Bonne ambiance, des bars sympas dont le "bateau ivre", du nom du poème en question. En gros, une ballade sympa à faire.
Pour terminer, aux abords de Mitte, je dois quand même mentionner le quartier de Nikolaiviertel, une curiosité. Il s'agit, sur un pâté de maisons, d'une reconstruction à l'identique d'un vieux quartier traditionnel, mais réalisée par le régime de l'ex-RDA. Ce dernier voulait en effet, donner une bonne image de sa politique en matière d'urbanisme. Que dire, si ce n'est que c'est bizarre, incongru et touristique en diable. En fait, ce quartier a tout pour ressembler à Montmartre (version place du Tertre) d'ici quelques années.
 
Voila. Ici s'achève ma déambulation berlinoise. Avec une seule envie : y revenir ! D'ici là, je vais quand même vous parler de Prague. C'est bien aussi, mais on change de monde. A bientôt. 

26.08.2007

A frenchman in Berlin, acte III

Arrivé à la porte de Brandebourg, on entre peu à peu dans Berlin Ouest et le quartier de Tiergarten. Le Tiergarten est un immense espace vert, à la fois jardin public, forêt et lieu de promenade, au coeur de la ville. On peut choisir sa destination :
- Ballade historique avec le Reichstag, le mémorial en l'honneur des soldats soviétiques et le Siegassaüle (sorte de victoire perchée sur une colonne de 60 mètres de haut) qui célèbre les victoires bismarckiennes. J'avoue, à ma grande honte, ne pas avoir visité le Reichstag. Ce sera pour une autre fois ! Mais cette promenade qui vous conduit vers Berlin-Ouest, se déroule surtout dans un cadre extrêmement verdoyant et bucolique, qui contraste avec la lourdeur des différents mémoriaux qui la jalonnent. Dans ce coin, si vous n'aimez pas le gros monument et la grosse statue qui tache, passez votre chemin ! La statue de Bismarck, sur la Grosser Stern, est par exemple un chef-d'oeuvre de teutonisme.
- Plongée dans le Berlin futuriste, avec la Postdammer Platz. Ancien coeur de Berlin, elle s'était retrouvée en plein No man's land. Rien de tout ça maintenant. A voir pour les élégants immeubles de verre, pour la rencontre bizarre entre le contemporain et l'architecture d'un ancien hôtel. Et surtout, pour le complexe Sony : Coupole futuriste (en forme de cône), restaurants branchés, sushis bars, cinémas. J'ai adoré l'ambiance cosmopolie pas prétentieuse qui y règne. Et puis, j'ai aussi visité le musée du cinéma allemand. Généralement, les musées, c'est pas ma tasse de thé, mais là, c'est la classe. Pour le souvenir de Marlène Dietrich ("sag mir wo die Blumen sind"). Un seul regret : ce musée occulte le cinéma allemand d'après seconde guerre mondiale. Wenders et Fassbinder, en particulier, sont aux abonnés absents. C'est quand même un peu bizarre.
- Enfin, vous pouvez vous faire une chouette ballade architecturale, en sortant de la Postdammer Platz et en partant en direction du Kulturforum. Au menu : La Neue Galerie (musée d'art moderne), toute de verre et d'acier ; la Philarmonie (salle de concert) et son toit en forme de chapiteau de cirque. Et puis, le long du canal, le quartier des ambassades. J'y ai beaucoup aimé les ambassades italienne et espagnole, pétantes et m'as-tu-vu, l'ambassade des Emirats, très classe, celle des pays nordiques, toute en bois et qu'on imagine hyper-écolo. Dans ce quartier le long du canal, les logements des diplomates alternent avec les maisons d'architecte, expérimentales, belles et chères. Là, entre le canal et le Tiergartec04fb3b1e4c6e468bceae3cda64d6257.jpgn, tout n'est que luxe, calme et volupté...

A bientôt pour de nouvelles déambulations berlinoises !
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20.08.2007

A frenchman in Berlin, la suite

Après le Prenzlauer Berg, nous descendons (façon de parler, mais c'est parce que c'est au sud) dans le quartier de Mitte. Il s'agit de l'ancien centre ville, qui s'est ensuite retrouvé dans Berlin-est. Ce quartier est en train de redevenir le centre de la vie berlinoise. Centre touristique d'abord, puisqu'on y trouve les principaux musées (notamment sur "l'île aux musées" sur la Spree), ainsi qu'une flopée de monuments historiques (ou non) : tour de la télévision, porte de Brandeburg, Berliner Dom (la Notre-Dame locale). Centre architectural aussi, puisque tous les styles y sont représentés, notamment les plus contemporains (voir l'immeuble des galeries Lafayette par Jean Nouvel ou encore l'ambassade de France, sur la Pariser Platz). Centre culturel, gastronomique et commercial enfin. On peut y flâner et y chiner tranquille, notamment vers le Hackescher Markt, avant d'aller boire un verre à la "vieille Europe". Dans ce quartier globalement plus fréquenté et plus touristique que le reste de la ville, j'ai particulièrement aimé :
- La Alexander Platz et son ambiance. Autrefois (et toujours un peu) haut lieu de rassemblement des punks, elle affiche une architecture que je qualifierai de "stalinisme rénové". En clair, des immeubles énormes et gris, mais rénovés ! Actuellement lieu de travaux gigantesques, j'ai bien envie de voir ce que ça va donner dans quelques années. Pour l'instant, grues et baraques de chantier dominent. C'est une bonne transition entre Prenzlauer et Mitte.
- Le "Monbijou Park", adorable espace vert le long de la Spree. En bordure, une plage sympa (et gratuite) pour boire une bière en écoutant les conversations et en contemplant l'île aux musées. Cool et décontracté, un bonheur !
- Le "Marx-Engels forum", énorme artère pleine de verdure. Au centre, la dernière statue encore en place, des fameux duettistes du "manifeste". Les touristes viennent se faire photographier devant ce reliquat de la RDA. A deux pas de là, on trouve le faramineux "DDR Museum" (musée de la RDA). Kistchissime, mais aussi bien documenté et vraiment interactif. On y sent une vraie tendresse, dénuée de toute moquerie et de toute arrogance, pour les "petites gens" de l'ancienne Allemagne de l'est. Dans le même genre, ne pas manquer le "palais de la République", ou plutôt ce qu'il en reste (voir troisième photo en bas). Ancienne résidence du parlement de la RDA, ce bâtiment, situé à côté du Berliner Dom, doit être démoli. Mais, bourré d'amiante jusqu'à la gueule, il résiste encore et toujours et offre l'image d'un gigantesque squelette d'acier en décomposition. Allez-y voir avant qu'il ne soit trop tard !
- Le Tacheles, invraisemblable squatt d'artistes, en place depuis vingt ans. Au milieu d'un quartier rénové, l'endroit s'est assagi (m'a-t-on dit), mais demeure un des lieux les plus destroys qui soient. A voir !
- L'avenue "Unter den Linden", qui conduit à la porte de Brandeburg. Un véritable régal architectural ! Du bon gros style teuton (fin XIXème, comme le Konprinzenpalais), mais aussi du baroque (le musée d'histoire allemande) et quelques audaces contemporaines plus ou moins réussies (l'ambassade du Royaume-Uni... hum !).
- Enfin, le mémorial aux victimes de l'holocauste est très impressionnant. Des stèles grises de taille inégale. Certaines ont l'air de menhirs, d'autres de tombes. On s'y perd, comme dans les méandres de la mémoire. Magnifique, très puissant et émouvant.
Depuis ce mémorial, on peut se diriger vers la Postdamer Platz. Nouveau quartier, changement de décor ! J'en parlerai bientôt.
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02.08.2007

A frenchman in Berlin

92c94ab7e0c100b967c070dd188c06b3.jpgPour bien me faire comprendre par rapport à la note précédente : Lorsque je vante le mode de vie berlinois, ce n'est pas en référence à un quelconque modèle gaucho-bobo à la parisienne. Non. Si les berlinois sont cools, s'ils cherchent et recyclent, ce n'est pas seulement par effet de mode. C'est aussi parce qu'ils sont fauchés, en tout cas la majorité d'entre eux. Et puis, autre différence avec Paris : ici, on ne fait pas attention à votre façon de vous habiller. Cool, chic, destroy, on s'en fiche. Et encore un truc : ici, si vous avez envie de voir des artistes au travail, il suffit de demander ! Ben oui, pas d'artistes maudits à la con comme Paris en regorge. Juste des gens tranquilles, qui bossent et vous font partager leur travail. Et puis enfin, à priori, pas trop d'egos hypertrophiés (mais ça viendra peut-être). Voila aussi ce qu'est Berlin : chic et fauchée, classe et décontractée. Tout un état d'esprit...
Notre promenade commence au nord, avec le quartier de Prenzlauer Berg. Ancien quartier "pourri" de la partie est, tout déglingué, insalubre et mal entretenu, il était devenu le symbole de la faillite de l'ex RDA. Ce fut le quartier alternatif par excellence, plein de squatts d'artistes et de repaires de marginaux divers. Les temps ont bien changé, l'ambiance y est maintenant plus bobo, mais toujours jeune et pas très friquée.  Les immeubles se rénovent, le quartier se couvre de restos branchés et de bars à vins, la Kastanienallee est devenue l'endroit ou il faut se montrer. Et pourtant...
Pourtant, pour qui le voit pour la première fois, ce quartier dégage un charme extraordinaire. D'abord, parce que les trottoirs restent défoncés, les jardins sont sauvages et les immeubles lépreux n'ont pas tous disparu. Les coins destroys existent encore, il faut juste les chercher. Ensuite, les habitants ont conservé cet esprit de décontraction et de résistance qui fait le sel de la visite. Artistes qui prennent le frais dans la cour de leur squatt, bistrotiers qui conservent pieusement une portion de mur pourri dans leur établissement, ouvriers qui restaurent les immeubles, jeunes parents sur la Kollwitzplatz, cadres qui se rendent au taf à vélo... même les flics sont tranquilles, bonhommes et serviables ! Un autre monde, quoi. Il faut dire aussi que les berlinois ne se sentent pas obligés d'êtres indisciplinés pour se sentir en révolte. Bref, voilà un quartier à vivre et à parcourir. Pour terminer, je parlerai de la dernière portion de mur encore conservée, sur quelques centaines de mètres, qui se trouve en lisière du quartier. On y trouve aussi des traces de l'ancien chemin de ronde des "vopos". Pour le reste, les traces du mur s'effacent lentement : une partie du no man's land est devenue un parc (le "mauerpark"), tandis que la postdammerplatz est devenue le symbole du Berlin nouveau et triomphant. Mais j'en parlerai bientôt... Je vous laisse maintenant avec quelques photos :
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01.08.2007

Ich bin ein berliner

De retour chez soi, ça fait du bien, en attendant de repartir dès après-demain. L'occasion d'écrire un premier billet sur cette ville qui m'a littéralement fait craquer : Berlin.
Berlin, c'est d'abord une rencontre entre l'histoire et la géographie. Tradition artistique des années 20, dégoût des oppressions (nazisme + communisme, ça marque !), volonté de se reconstruire une identité après tant de séparations, voila pour l'histoire. Grand espace (8 fois Paris) pour 4 millions d'habitants, verdure, position excentrée par rapport au reste de l'Europe (de l'UE en tout cas), voila pour la géographie. Tout cela contribue à ce curieux esprit berlinois, mélange d'ordre et d'esprit libertaire, mâtiné par une forte solidarité, un grand sens du collectif, et la volonté de profiter du présent. Comme dit mon pote M (pas le maudit, un autre qui bosse à Berlin) : "Berlin, c'est décontracté du gland" (ceux qui connaissent "les valseuses" apprécieront).
Il faut savoir en effet que la ville est moins peuplée qu'au temps de sa splendeur (mur et guerre froide obligent). Les logements vides y sont légion, donc la vie est peu chère : loyers, restos, transports, tout y est abordable. Berlin attire donc les artistes, marginaux, alternatifs et fauchés de tout poil. Ce joli monde, dans une ambiance très tranquille, invente une économie de la dèche, de la débrouille et du recyclage. On y possède peu, on s'y entraide beaucoup. Bien sûr, les temps changent et Berlin se "normalise" d'après ceux qui y vivent depuis longtemps. Mais elle garde un charme frondeur, frais, vivant et surtout, surtout... tranquille !
Il est impossible de comprendre, pour nous autres françouses stressés et agressifs, à quel point on est peinard à Berlin. Des flics débonnaires, personne pour vous emm..., un art de vivre basé sur le fait de prendre son temps. Oui, Berlin se visite, mais surtout Berlin se vit !
Berlin, c'est une ville verte : bois, parcs, plages (oui, bien mieux que "Paris plage", et c'est gratuit !) et vélos. Pistes cyclables larges et nombreuses, circulation faible, conducteurs tranquilles. Circuler à vélo est un vrai plaisir, et une façon magnifique de découvrir la ville ! Berlin, c'est une ville de soif : biergarten, bars branchés, petits troquets alternatifs ou déglingués (ah, le "bateau  ivre" ou la "vieille Europe", qu'il fait bon y boire !), tout y est bon pour s'abreuver. C'est une ville de zique : partout, de la zique excellente, des bars qui proposent des mixs de fous de DJ's vraiment très bons. Et puis, c'est une ville d'art (des musées à la pelle) et d'architecture... Mais la, je vous prépare quelques albums vraiment sympas. Un peu de patience !
Voila pour une première impression. Ne cherchez pas à Berlin, la plus grande activité économique d'Europe : 17% de chômage ! N'y cherchez pas davantage, une arrogante capitale politique, même si le Reichstag est vraiment impressionnant. Non, Berlin est "pauvre, mais sexy". Ce n'est pas moi qui le dit, c'est le maire de la ville ! A Berlin, s'invente quelque chose qui pourrait ressembler à notre avenir... en tout cas, c'est souhaitable. Alors, une fois encore, "ich bin ein berliner".

25.07.2007

Berlin, décontracté

Premières impressions berlinoise. Que dire après trois jours ? D'abord, que Berlin est une ville qui se vit... et qui se vit en mode "décontracté". Louez un vélo et laissez-vous aller, la ville est à vous : pas de circulation, des cyclos partout et prioritaires. Et puis, prenez le temps. De lever les yeux, ou de les ouvrir grand : Berlin, c'est un régal pour ceux qui aiment l'architecture. Vieilles églises, palais impériaux, Bauhaus, immeubles typiques DDR, coupole du Reichstag, centre ultra-moderne de la Potsdamerplatz. Prenez aussi le temps de vivre, de boire un verre, de manger, de flaner dans les galeries d'art. Ceux qui connaissent la ville disent que "c'est plus comme avant", mais l'atmosphère de liberté et de création qui y règne me semble extraordinaire.
Voila pour débuter. En fait, c'est un ENORME coup de coeur. Mais je vous en dirai davantage à mon retour, avec des tas de  photos : sculpture, archi, ours, bars, il y en aura pour tout le monde. Sur ce... ben j'y retourne.

16.07.2007

Virée provinssiale

Les vacances sont maintenant effectives depuis 3 jours. Donc, avant le départ pour Berlin et Prague, repos et excursions au programme. Hier, c'était Provins. Provins : Seine-et-Marne, 10 000 habitants environ et un centre ville classé au patrimoine de l'humanité (oui, le fameux classement UNESCO). Il faut dire que cette ville a vécu un drôle de truc : passer du statut de ville très importante à celui de bled paumé, à l'écart de tout. Au moyen-âge, Provins, c'est LE carrefour commercial de l'Europe, la plus grande foire du moment, la capitale des comtes de Champagne. On y invente la lettre de change, premier moyen de paiement moderne, et on y fabrique les draps les plus réputés de l'occident médiéval. Et puis... les épidémies, l'expansion des rois de France, les guerres diverses et variées, le déclin des foires, et voila Provins ravalée au rang de minuscule ville perdue au milieu de la Brie. Cette "mort" politique et économique lui a permis du moins, de conserver un centre ville médiéval en bon état, classé donc au patrimoine mondial.
Bon, je ne vais pas vous refaire un cours d'histoire ou d'archi... Sachez que l'ambiance y est sympathique, touristique sans être pénible. On y mange correctement même en plein coeur du quartier historique, l'accueil y est courtois et agréable et les prix restent convenables. Tout ce qui distingue Paris du reste de la France, en somme. Et puis, c'est un bon dépaysement. La ville est située en Ile-de-France, mais elle a le charme vieillot de la France éternelle, celle que recherche les touristes. Ce qui veut dire aussi que passé vingt heures (et même avant !), on s'y emmerde profondément ! 
Et maintenant, quelques vues de la ville, sous un angle un peu différent :
fcf155dd31bcf0216ff3e3e0089bfc67.jpgLa tour de César, fleuron de l'architecture des comtes de Champagne. C'est un donjon, mais son rôle défensif a été assez faible. De fait, elle a surtout servi de prison. On a, de cette tour, une très belle vue sur le centre historique. C'est la deuxième photo. On y remarquera :
1. Que pour un centre "touristique", on n'y est pas écrasé par la foule ;))
2. Que l'extension de la ville hors de son centre historique (la "ville haute") a été minimale, de ce côté-ci du moins ! 
Ensuite, voici la collégiale. Elle domine aussi la vieille ville. Un beau dôme la couronne, mais l'ensemble est resté inachevé suite au déclin de la ville. La ville présente un plan en forme "d'oeuf", typique de l'époque médiévale.
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 e79bf82233f28f44bf8dbfce175885d0.jpgPour terminer, deux vues : la campagne briarde (sympa quand même) et, puisqu'il ne saurait pas être de ville sans sa ZUP, celle de Champbenoist, attenante à la ville de Provins.
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07.04.2007

Belfort, art et histoire

A admirer à Belfort, si on n'est de passage que pour quelques jours : la citadelle de Vauban et le LION ! Adossé à la paroi rocheuse en contrebas de la caserne construite par le général Haxo, le Lion de Belfort incarne la force et la résistance dont ont fait preuve la ville et son gouverneur Denfert-Rochereau pendant la guerre de 1870, lors du siège qui dura 103 jours. Pour sa vaillante résistance, Belfort fut d'ailleurs autorisée à demeurer française. C'est à ce moment que fut créé le Territoire de Belfort.
Le lion lui-même est l'oeuvre du sculpteur colmarien Frédéric-Auguste Bartholdi, l'auteur de la "Liberté éclairant le monde" placée à l'entrée du port de New York. Mal accueilli au départ car jugé trop cher, le Lion de Belfort semble veiller sur la citadelle et sur la ville depuis plus d'un siècle. Il en est devenu la principale attraction touristique. Sculpté dans le grès rouge des Vosges, il a été monté sur place, pièce par pièce. Ses proportions harmonieuses, 22 mètres de longueur sur 11 mètres de hauteur, ajoutent à son réalisme.
medium_2007-03-31--17.53.20.JPGmedium_2007-03-31--17.52.56.JPGPour vous rendre compte : le souterrain en bas de la photo fait bien 1,80 m.

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