03.03.2008
Première séance
Mais sans aller aussi loin, voyons comment s'organise cette entreprise de démolition forcenée et méthodique. Nous sommes bien dans un film américain, tous les ingrédients sont là et montrent bien qu'au delà du ricanement, Thiéfaine connaît et apprécie ses classiques. Voici la femme fatale :
Je l'ai fait énorme, le beau gosse, pour que vous puissiez sentir le magnétisme qui émane de sa personne... ;-). Oui je sais, je réussis bien autoportraits ;-)22:20 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : cinéma
18.11.2007
Sortir, écouter, voir
Des nouvelles de mes sorties récentes, avec quelques critiques vite fait sur le gaz :

Dans un genre complètement différent, je suis allé au théâtre voir "Le Misanthrope". La puissance du texte de Molière reste d'une grande actualité. Alceste, le fanatique, le jusqu'au-boutiste qui refuse les conventions sociales, se déteste d'abord lui-même. Il se vautre avec délectation dans le malheur, s'y complaît et s'en repaît. Incapable de concessions, il ne peut ni ne sait trouver le bonheur. Ni le secours de ses amis, ni un possible amour au prix d'un pardon à l'infidèle, ni d'éventuelles promotions à la cour, ne pourront le tirer de son aigreur qui va doucement vers la folie. Joué par les comédiens du français, la pièce prend force et vigueur grâce à une mise en scène très sobre. Tous les personnages ont de l'épaisseur : l'ami fidèle veut aussi sa part de bonheur, la coquette Célimène est d'abord une femme prise au piège de la société, les petits marquis ne sont pas que des faquins vaniteux, la méchante dévote est surtout frustrée, la "bonne cousine" est capable de force morale et de caractère, le pédant ridicule a aussi de la fierté et de la lucidité. Bref, un grand texte servi par de grands acteurs pour un grand moment. C'était à Corbeil.
20:40 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Théâtre
28.10.2007
Un peu d'art contemporain dans ce monde de brutes
Quant au château, il héberge des expos thématiques ou centrées sur un artiste. En ce moment, c'est Philippe Ramette qui s'y colle. Si vous ne connaissez pas le bonhomme, sachez que son travail est centré sur une subtile distorsion de l'espace et des perceptions : miroir "déformé" ou troué (pour passer de l'autre côté), photos "montées" qui bousculent le sens commun : inversion de pesanteur, promenade dans les fonds sous-marins une carte en mains, chute vers le ciel, chute à l'horizontale, appareils bizarroïdes pour "voir le réel en détail". Cette subtile distorsion du réel est présentée avec un humour très "nonsense" qui rend la chose très accessible. L'artiste se met en scène en costume-cravate sombre. Cette allure très respectable (ce pourrait être mon banquier) accentue encore le décalage présent dans toute l'oeuvre.
Bref, un artiste à découvrir et un lieu à visiter ! Hier, les couleurs automnales donnaient magnifiquement. Bien sûr, il y eu des photos (merci Yann !). Bien sûr, elles seront vite sur le blog !20:00 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Art contemporain, Banlieue
02.09.2007
La loi du samourai
Grand Chauve nous fait sa manga mania ! Allez voir sur son site, c'est du pur copinage mais c'est passionnant !
C'est aussi l'occasion de parler d'une de mes récentes découvertes ciné : "Baby cart", série de 6 films japonais aussi dénommés "le loup solitaire à l'enfant". C'est une série des années 70, issue d'un maga dont le héros est un "ronin", un samourai sans maître.
Itto Ogami, chassé de ses fonctions de bourreau du Shogun à la suite d'un complot, parcourt les routes en louant ses services. Il est accompagné de son fils placé dans un landeau bourré d'armes. Son passé en fait un expert en l'art de la guerre, un samourai invincible qui porte le poids de son passé.

Qu'en dire ? C'est très formel, stylisé et très violent à la fois. Les combats sont magnifiques, les ennemis très nombreux et variés (ninjas, samourais, amazones). On y parle peu, mais des moments très contemplatifs s'intercalent entre les combats. Prises de vue, couleurs, sons, tout concours à une ambiance lente et funèbre, mais jamais monotone. A ce qu'en disent les spécialistes, c'est un "must" du genre "Chambara" (films de bataille au sabre). Je découvre, donc je ne puis confirmer cette appréciation, mais j'ai vraiment adoré. A voir, d'autant plus que chaque film ne dépasse pas une heure et demie !
Pour davantage de renseignement, deux sites :
http://www.mangajima.com/manga/dossiers/lonewolf
http://www.cineasie.com
Pour terminer, et toujours dans le monde des mangas, GROSSE PUB SPECIAL COPINAGE, mais aussi parce que c'est super bien :
Du 24 novembre au 24 décembre 2007, EXPO MANGA à Corbeil-Essonnes (dans le 91), à la commanderie Saint-Jean. Et les 8 et 9 décembre, DEDICACE de Aki Shimizu, auteur notamment du manga "Qwan". C'est une artiste en pleine ascension au Japon, alors si vous avez un peu de temps de libre et si le coeur vous en dit...
20:20 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma, Manga
23.05.2007
Mauvais signe
Bon, pour mon retour à ce blog quelque peu délaissé, on va commencer par une petite critique ciné : Zodiac, de David Fincher. De Fincher, on connaît notamment "se7en", "panic room" et "fight club" (de loin son meilleur à mon avis). Ici, pas de spectaculaire ni de gore, peu d'ambiances glauques (quoique...) et d'effets de style. Un film d'enquête policière et journalistique (on pense aux "hommes du président"), long hommage aux années 60 et 70. Le film avance à un rythme tranquille, forcément : ces idiots de flics ne connaissent pas l'ADN, ils n'ont ni portables, ni GPS, ni cyber-technologie d'analyse avant-gardiste de la mort qui tue... En fait, c'est l'anti "experts", l'anti "24", l'anti "se7en" par le rythme, le montage, la mise en scène. Tout concourt à étirer le temps, à faire sentir l'obsession des personnages pour cette enquête qui détruit leur vie. 18:25 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
03.01.2007
Perdu dans le labyrinthe
Petites critiques de deux films vus la semaine dernière :
Le "labyrinthe de Pan". Mélangez l'ambiance mortifère de l'Espagne franquiste et l'univers fantastique des faunes et des fées. Ajoutez l'héroïsme presque ordinaire d'un médecin ordinaire, la cruauté sadique d'un capitaine frustré et dominé par l'ombre de son père (magistral Sergi Lopez), une petite fille qui grandit vite. Secouez fort, avec une pincée
de géant mangeur d'enfant, de crapaud monstrueux et de passages vers l'autre monde. Vous obtiendrez un film magnifique, émouvant et dur, d'une grande beauté visuelle, qui réussit l'exploit de rester à cheval sur les deux mondes, le réel (et quelle réalité) et les rêves. Magnifique ! A voir de toute urgence !
Foxy's note : 17/20.
Dans un tout autre genre, le dernier James Bond, "Casino royale". Un James Bond fidèle à l'esprit des débuts. Violent, macho, amoureux, complexé par ses origines sociales modestes. Pas de gadgets ni de pépées, mais une vraie histoire d'amour. De l'action brute de décoffrage, des cascades et des acrobaties, de la baston, des méchants très méchants. La tradition revisitée, rénovée et revivifiée. Un succès grand public mérité ! Focy's note : 16/20.
21:55 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Cinéma
O Toulouse !
De passage à Toulouse, j'en ai ramené quelques exemples d'art mural tel qu'il se pratique dans le quartier Arnaud Bernard (celui des Fabulous Troubadors). A vous de juger :
12:30 Publié dans Des néons graffiti sans couleurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Art contemporain, Voyages


