15.11.2011
Ses ailes de géant...
"J'ai rencontré pas mal de gens dans le show-biz qui me conseillaient activement de faire autre chose....J'en ai même croisé, des gens très connus, qui m'ont dit que je n'avais pas le droit de chanter. Je pense que c'était un problème de pouvoir dans leur tête...je tiens à leur signaler que ce que je leur faisais écouter à l'époque, c'était les maquettes de mes deux premiers albums, et que ces deux premiers albums, et ceux qui ont suivi d'ailleurs, ont été double disque d'or. Donc, d'abord, j'aimerais remercier le public "
En ce 14 novembre 2011, ainsi parla Hubert Félix Thiéfaine...
En cette soirée d'un lundi froid et pas spécialement gai, nous étions quelques thiéfainautes à nous retrouver par internet interposé, pour suivre en direct la cérémonie de remise des prix de la SACEM. Non que l'exercice fût intéressant en lui-même. Je dirais même que la cérémonie a atteint des sommets à faire exploser le chiantomètre et à faire passer les victoires de la musique pour un après-midi au Hellfest... Dieu que nous nous enquiquinâmes !! Dieu que ce fut atroce de longueur et de platitude mêlées, en un morne marécage d'inanité ou nous vîmes même s'ensevelir le pourtant fort sympathique Jean-Louis Aubert !
Et d'abord... Mais bon sang de bongu d'bonsouère, QUI a eu cette idée démente, de faire appel à Ariel Wizman pour "animer" la soirée ? Sans doute mal réveillé ou mal décuvé de sa probable nuit précédente aux bains-douches, le faux trublion en papier cartonné nous offrit une triste parodie de lui-même... Blagues foireuses, méconnaissance visible des invités à l'exception de tout ce qui pouvait toucher à l'électro-daube à 2 balles, mépris souverain de tout ce qui ne concernait pas sa petite personne... Il nous aura tout fait, le bougre !! Et pire encore même, comme nous aurons à le voir en la suite de de ce billet...
Ensuite, et sans vouloir cafter... C'est qui, cette nana qui a remporté le prix de la zique électronique ? Nous venions à peine de finir de nous fader de longues minutes de zique contemporano-pénible (ce n'est pas toujours le cas, mais là... oui !!) que surgit... Emilie Simon !!
Sorte de Audrey Tautou de l'électro (avec une coiffure-panier-pour-faire-ses-provisions-le-samedi-au-marché sur le crâne), la damoiselle nous gratifia : D'un poème en vers de mirliton du plus bel effet (genre "je suis dans un tel bonheur/Que cela me serre le coeur", enfin tout pareil quoi), puis d'une daube électro-pop-r'n'b que je ne croyais pas que cela fût possible... A faire regrettre David Guetta !!
Bien sûr, il y eut Souad Massi, pour un peu de baume au coeur... "De la musique avant toute chose"...
Et puis Hubert vint... Et là, en quelques minutes, j'ai de nouveau, encore et encore, compris pourquoi HFT m'est à tout jamais irremplaçable... Pourquoi il est unique et pourquoi je suis capable de faire des centaines de bornes pour aller voir ce mec, pourquoi je passe des heures sur un clavier à tenir ce blog...
Parce qu'Hubert est à tout jamais irréductible à la connerie. Parce que devant cette créature pédante et bouffie de mondanité frelatée qu'est le sieur Wizman, il fut tout simplement royal ! Hésitant, presque timide, butant sur les mots, cherchant les mots, posant les mots... Prenant son temps, tout simplement. Rebelle à sa façon, impermébale aux convenances policées de ce beau monde... Et remerciant avant tout le public, ce public qui le suit sans faille depuis si longtemps, imperméable lui aussi aux railleries et aux remarques des arbitres des élégances et du bon goût...
Parce qu'Hubert est toujours lui-même. Incapable de tricher ou de se faire violence pour sortir le bon mot qui fera rire à bon compte l'assistance. Incapable d'être un autre, incapable de nous proposer autre chose que sa musique et ses textes.
Parce qu'Hubert, hier, a rejoint Ferré, Ferrat, Nougaro, Souchon, Cabrel, Le Forestier, Lavilliers, Mitchell, Sheller, Renaud, Moustaki, Hardy, Clerc, Bashung, Higelin, Christophe... Sans commentaire !
Parce qu'Hubert a toujours la rage... Parce qu'il se sent toujours égaré et rejeté, comme il le fut en ces années 70 ou il n'était qu'un demi-clochard que bien peu prenaient au sérieux. Parce que cette soif de revanche et de bagarre, cette envie de rencontres et ce besoin irrépressible de poser ses tripes sur une feuille de papier... Tout cela est encore et toujours, plus que jamais, la marque d'Hubert, de Félix et de Thiéfaine !!!
Parce que son interprétation de "fièvre résurectionnelle" fut tout simplement magnifique, à serrer le coeur...
En cette soirée d'hier, il était une fois un poète au milieu des hommes.... Et il m'a rappelé ces vers mille fois récités, rebattus, dits et redits... Et qui résonnent pour lui si fort et si bien :
"Le poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête et se rit de l'archer
Exilé sur le sol au milieu des huées
Ses ailes de géant l'empêchent de marcher..."
22:55 Publié dans Exigeons l'immortalité ! | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : chanson française, humour, langue française, poésie
01.11.2011
De la constellation de l’hydre et du corbeau
Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui le renard cède la parole au corbeau... Mon ami Arnaud, une des plus nobles figures de la galaxie Thiéfaine, nous conte le concert de Marmande.
Oyez bonnes gens, un voyage au bout du rêve...
"Mardi 25 octobre 2011. Lumière d’automne. Le soleil du Sud-Ouest a sombré dans un ghetto de pluie. Le miracle météorologique survient au beau milieu de l’après-midi lorsqu’un soleil radieux décide de nous escorter jusqu’au temple de la « Tomato Fiesta ».
C’est la première fois que je partage un concert du dernier magicien des mots en famille. Avec ma sœur par qui tout est arrivé en 1983. Avec ma mère fraîchement envoûtée par la poésie du maître. Avec ma fille enfin qui craint que le son ne soit pas assez rock pour elle et que l’insondabilité des textes plombe le show. Première expérience scénique pour elles trois.
A notre arrivée, le parking du hall des expositions est encore désert. Pas besoin de cornet acoustique pour comprendre que nous sommes au bon endroit. Les vasistas qui surplombent l’entrée se demandent ce qui se passe… Si le bâtiment résiste au choc des décibels, nous ne ferons certainement pas la une des journaux.
Après un rapide coup d’œil à l’intérieur, nous nous asseyons à distance sur un carré d’herbe ensoleillé. «IL» arrive à 17h28. L’une des portes en façade faisant office d’entrée des artistes, nous sommes les témoins furtifs d’un moment de vie privée, celui d’un père et d’un fils qui s’enlacent tendrement. Presque gênant. Rejoints par le plus marmandais des aficionados, nous rallions la file pour une attente paisible. Nous décidons que nous prolongerons la station verticale jusque devant la scène.
19h30, ouverture des portes. Les quelques dizaines de personnes présentes ne permettent pas encore de définir le type d’auditoire qui assistera à la représentation. Nous nous avançons sans précipitation vers la scène. Regard complice à destination de l’homme au chapeau qui s’est déjà installé sur l’une des deux estrades et qui était venu nous saluer un peu plus tôt. Je me retrouve donc au premier rang, épaule droite face au micro du chanteur, très exactement comme je l’étais 72 heures plus tôt dans l’antre du Palais Omnisport de Paris Bercy.
20h15, Le ronron des discussions commence à se faire sentir. Nous nous faisons la réflexion qu’il doit être difficile de se concentrer dans de telles conditions : les loges sont délimitées par de simples parois amovibles à quelques mètres de nous. Nous échangeons avec un père et sa fille de 13 ans. Bien sympathiques. Leur première fois également.
La salle est bientôt pleine et surprise : ce sont les 25/40 ans qui semblent majoritaires et non les 40/55 ans comme on aurait pu s’attendre. Les 10/25 et les 55+ sont également plutôt bien représentés. C’est donc un échantillon parfait de la pyramide française des âges et des sexes qui s’est déplacé pour assister au concert de Marmande. La thiéfainite n’est plus une maladie honteuse puisqu’elle se propage et frappe désormais toutes les couches de la société.
Entrée dans la pénombre. La clameur populaire s’élève. La tension est palpable. Une mélodie envoutante envahit nos cœurs et mène Hubert-Félix Thiéfaine jusqu’à son micro. Le visage est grave. Le regard caverneux. Les pupilles rétractées brillent tels les yeux d’une bête repliée au fond de son repaire, prête à rugir. Le son de l’harmonica nous pétrifie sur place avant qu’une voix, mais alors UNE VOIX incroyablement grave et impeccable nous propulse au septième ciel : « Qu’en est-il de ces heures troubles et désabusées, où les dieux impuissants fixent l’humanité ? ». Annihilation est chaleureusement et vigoureusement applaudie par ce public particulièrement attentif. L’un des joyaux de ce « Homo Plebis Ultimae Tour ».
Les morceaux s’enchaînent ensuite à un rythme effréné selon la set-list déjà divulguée. Le public connait aussi bien les textes du dernier album que les classiques. Petit matin 4.10 heure d’été nous ramène à notre condition humaine. C’est avec des yeux brillants mais sans larme que Thiéfaine nous livre son terrible constat « Si partir c’est mourir un peu, j’ai passé ma vie à …partir ».
Une renonciation à la vie porteuse d’un formidable message d’espoir pour tous ceux qui connaissent la suite et qui pensaient qu’il n’y avait pas d’ascenseurs au fond des précipices. Chaque chanson du répertoire brillant de ses propres feux, prendre un peu de recul, les relier entre-elles suffit à apprécier à sa juste valeur l’immensité et la beauté de la constellation ainsi obtenue, son œuvre. On comprend mieux pourquoi étymologiquement, Thiéfaine veut dire « Manifestation de Dieu ».
Un magnifique effet clair-obscur entre l’insouciance de l’interprétation et l’inquiétante gravité du thème nous interpelle par la suite sur Le chant du fou : « Demain, tu verras tous ces petits alchimistes pulvériser un continent. Et ta tête tombe de son socle de rêves » Les lamentations de la guitare sur le final sont encore ancrées dans ma tête.
Les minutes qui suivent Les dingues et les paumés marquent le tournant de la soirée. Peu de temps morts avaient jusqu’alors été consentis entre les chansons. Profitant de la transition, la foule s’est soulevée comme un seul homme pour offrir à Thiéfaine une ovation mémorable, l’empêchant d’introduire la chanson suivante. Des cris de reconnaissance, d’amour, des remerciements s’extirpent du tumulte. Emouvant à en pleurer. Hubert semble touché. Voilà c’est fait, maintenant il sait pourquoi on est venus et combien on lui doit… de ne pas nous avoir abandonnés.
La quatrième tentative pour dédier L’étranger dans la glace aux personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et à leur famille est donc la bonne. « Mais mon regard s'efface, je suis l'étranger dans la glace, ma mémoire s'efface ». Poignant de vérité.
Place ensuite à un Thiéfaine déchaîné. Il s’amuse, on ne peut plus le retenir. La joie d’être parmi nous est manifeste. Il nous offre une sublime version de Solexine et Ganja dont le riff de guitare se répand comme une rumeur sur une ville du Texas.
Il y aurait tellement de choses à ajouter que je n’irai pas plus loin. Non à cause du message subliminal entendu en clôture de 113ème cigarette sans dormir, mais parce que tous les mots du monde ne sauraient décrire la magistrale version d’Alligators 427, ne sauraient expliquer pourquoi mon voisin de droite de Marmande ne versait pas une larme sur les mêmes chansons que ma voisine de droite à Bercy. Ni pourquoi Les filles du sud ne m’ont pas fait regretter les rottweilers de Lobotomie Sporting Club.
Pour comprendre ce que procure un concert de Thiéfaine, allez donc voir Thiéfaine en concert. Lui et ses quatre musiciens d’exception que sont Alice Botté, Jean-Philippe Fanfant, Christopher Board et Marc Perrier passeront forcément près de chez vous.
Quant à savoir si elles ont apprécié leur première fois, je vous laisse deviner…"

22:12 Publié dans Je m'affale sur la scène | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blogs amis, concerts, thiefaine
24.10.2011
Bercy, deuxième !!
C'est peu dire que ce concert était attendu. Et sans doute même, un peu trop ! En effet, beaucoup (dont votre serviteur) ne pouvaient s'empêcher d'imaginer un "Bercy 2", tout aussi long et flamboyant. Et du coup, lors de l'after, beaucoup ont fait part de leur déception... dont votre serviteur d'ailleurs (grande discussion avec Arabesque, Yannig et JP d'abord, puis avec Sam, Lunar et 655321). Je l'avoue, je fus de prime abord un peu déçu... Quoi ? Aussi peu de surprises ? Une set list identique aux autres concerts ?
Oui certes... mais pouvait-il en être autrement ? Ce n'est pas un concert anniversaire, mais un concert de tournée. De plus, avec le rythme des concerts, il était impossible aux musiciens de répéter de nouveaux morceaux et de se caler avant le concert. Enfin, comme me l'a fait remarquer une thiéfainaute avertie (elle se reconnaîtra) : "Pourquoi les parisiens auraient-ils droit à mieux que les autres ?".
Ces réflexions faites, force est alors de constater que nous avons assisté à un très, très bon concert, plein de force et de puissance !
D'abord, parce que Hubert tient une forme éblouissante. Bougeant bien, jouant avec le public avec force gestes et oeillades. Sourire en coin, tour à tour émouvant ou goguenard, il est toujours un interprète exceptionnel. La voix est encore meilleure qu'avant, chaude, puissante, très maîtrisée. Certaines interprétations étaient exceptionnelles, à donner la chair de poule !
Ensuite, parce que les musiciens sont largement à la hauteur. Jean-Philippe Fanfant, batteur connu et reconnu, donne ici la mesure de son talent : Un jeu puissant et inspiré, qui s'acoquine souvent avec la basse pour offrir des versions presque "dansantes" de certains classiques ("113ème cigarette"). Et surtout, Alice Botté donne un nouveau souffle à l'oeuvre thiéfainienne. Son jeu très aérien, son toucher délié et surtout son sens musical lui permettent de reprendre les classiques, notamment les musiques écrites par Mairet, en gardant un magnifique équilibre entre la tradition et une touche de renouvellement.
Enfin, parce que la playlist est comme d'habitude chez Thiéfaine : A la fois classique et radicale, traditionnelle et surprenante... Voyez plutôt !
-Annihilation
-Fièvre résurrectionnelle
-Lorelei Sebasto Cha
-Soleil cherche futur
-Infinitives voiles
-Petit matin 4.10 heure d'été
-Le chant du fou
-Confessions d'un neverbeen
-Les dingues et les paumés
-L'étranger dans la glace
-Sweet amanite phalloïde queen
-Solexine et Ganja
-113ème cigarette sans dormir
-Narcisse 81
-Garbo XW Machine
-Mathématiques souterraines
-Ta vamp orchidoclaste
-La ruelle des morts
-Autorisation de délirer
-Alligators 427
Premier rappel :
-Les ombres du soir
-La fille du coupeur de joints
Deuxième rappel :
-Lobotomie Sporting Club.
Premier constat : Deux périodes sont largement valorisées. D'abord, les derniers albums (excepté celui avec Paul Personne) qui offrent 11 morceaux (dont 8 pour le seul dernier album !). Ensuite, les années 80 (notamment "Dernières balises" et "Soleil") qui en donnent 8. Les seventies s'en tirent toujours, avec 4 morceaux... et c'est tout !! Sur ses 16 albums studios, Thiéfaine ne pioche que dans 7 d'entre eux. Je ne me souviens pas d'avoir déja vu une playlist aussi concentrée, sauf bien entendu sur la tournée "amicalement blues"... et encore, 4 albums étaient quand même représentés, ce qui était déja très bien compte tenu du caractère exceptionnel du projet... Là, rien de tout cela ! Le choix est radical : Exit la période allant de la fin des eighties au début des années 2000 : 1986-2005, nada !! Et encore, on peut même remonter jusqu'en 1982, puisque seule "Sweet ammanite Phalloïde Queen" sauve la deuxième moitié des années 80 !
Deuxième constat : Une alternance de bon aloi entre titres rocks et pêchus, aussi des bien des années 80 (Soleil cherche futur, 113ème cigarette sans dormir, Solexine et Ganja) que plus récents (Lobotomie, Ta vamp orchidoclaste, Garbo), et morceaux au long cours, certains extrêmement longs pour des morceaux live (petit matin, les ombres du soir, annihilation). Thiéfaine vient sur scène pour défendre ses deux facettes, rock dur et chanson poétique, et la playlist le reflète. Moi qui ai souvent regretté que Thiéfaine n'assume pas assez souvent son côté chanson, j'en suis ravi !!
Troisième constat : Certaines versions déchirent absolument et atteignent un niveau et une intensité que je n'avais encore jamais observée ! Dans les "classiques", citons un "113ème cigarette sans dormir" rageur et furieux, "les dingues et les paumés" classique mais pas trop, un "solexine et ganja" plein d'humour sans être caricatural et surtout deux superbes versions : "Le chant du fou", habité et prohétique et un "Alligators 427" de folie, totalement shamanique et hallucinatoire !! Dans les nouveaux morceaux, "Annihilation" est magnifique, "fièvre résurrectionnelle" tire son épingle du jeu, mais c'est surtout "les ombres du soir" qui m'a fichu une claque pas possible ! Oui, il s'agit bien de la tuerie annoncée ! Hubert y est époustouflant de charisme, au point parfois d'en ressembler à un Dieu terrien, faune et satyre et leprechaun à la fois, qui viendrait nous conter une magnifique histoire fantastique au coin du feu...
Au final, un excellent concert, surtout pour un début de tournée. On sent que la complicité entre musiciens doit encore s'affirmer, on sent également que Thiéfaine n'a pas encore certaines chansons trop "en bouche" (ce qui tranche avec l'aisance avec laquelle il interprète les anciennes). Personnellement, je trouve que le nombre élevé de morceaux lents et longs ralentit un peu l'ensemble. Mais cela s'améliorera sans doute avec une interprétation de plus en plus pointue ou peut-être des arrangements plus légers (pour "petit matin" notamment). Et puis, je ne suis pas convaincu que Bercy convienne tant que ça à thiéfaine. Dans des salles plus intimistes (je pense notamment à la Médoquine à Talence), ce show devrait prendre davantage d'ampleur et laisser voir aussi bien son côté clair que la face plus rock et plus dure du répertoire.
En résumé : C'était déja très bien et ça devrait être meilleur avec la succession des concerts !
Un seul bémol, mais de taille : "La ruelle des morts".
Sur disque, ça va encore. Mais en live... Désolé, mais c'était vraiment très chiant !! C'est incroyable comme cette chanson paraît fade en comparaison de toutes les autres... Même "solexine", au texte assez potache, est de bien meilleure qualité... Dommage, parce que tant qu'à en mettre autant du dernier album, il y avait "compartiment" ou "les filles du sud"...
Mais que ce seul bémol n'occulte pas le reste. Super attente (merci à tous mes compagnons de file !), super concert, super Hubert, super after... Mais ce sera peut-être pour un autre billet !
Merci Hubert et à très bientôt on the road !
Ce billet est dédié aux orchidoclastes qui n'aiment pas "La ruelle des morts"...
23:00 Publié dans Je m'affale sur la scène | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : concerts, musique, thiefaine